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  • : Le blog de rockfishing-game
  • : Ce blog de pêche en mer a été créé par l'équipe des prostraff ecogear, de France et du monde. Régulièrement il y aura des comptes rendus sur les sorties pêche et sur les tests de matériels.
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 11:16
    La pêche du calamar est devenue à la mode ces derniers temps. Cette pêche permet
de passer de bons moments au bord de l’eau, et reste tout de même technique, histoire de ne pas perdre la main lorsque les poissons sont au large. Découvrez comment vous amuser au bord de l’eau, même en plein hiver.
 

        
la pêche du calamar est passionnante par sa technicité. La plupart des pêcheurs qui ne connaissent pas cette pêche pensent qu’avec 2 turluttes, une orange et une rose, il est possible d’en attraper.Eh non, un céphalopode n’est pas aussi bête que l’on pourrait le croire. En réalité, beaucoup d’aspects entrent en jeu comme le temps, les températures, le jour, la nuit, l’eau claire, l’eau tintée, la lune et le  courant, etc. Ce sont autant de facteurs à prendre en compte pour éviter de passer à côté d’une très bonne pêche avec de nombreux calamars à faire.
les calamars :
 
La saison du calamar s’étale d’octobre à mai, mais pour toucher les gros, ce sera plutôt en hiver, durant les mois de décembre, janvier et février. Les calamars que l’on pêche du bord peuvent mesurer quelques centimètres et aller jusqu’au mètre. Ils ont une durée de vie très réduite, d’un à deux ans seulement comme tous les céphalopodes.
 

 
 La plupart du temps, ils vivent et chassent en groupe. Bien souvent, dans un banc, les individus sont de même taille car les plus gros mangent les plus petits. Ils peuvent changer de couleur suivant l’humeur. Ils sont blanc transparent dans l’eau et deviennent « rouges de colère ». quand ils sont stressés et énervés La plupart du temps, ils se déplacent au gré des courants en pleine eau mais il est possible de les pêcher près de la surface ou sur le fond où ils peuvent rester immobiles en attendant qu’une proie passe à portée de tentacules. Du bord, on les rencontre surtout dans les embouchures, les épis, les falaises, et dans les ports.
Les meilleurs moments pour les attraper sont le lever du jour et le coucher du soleil. Ils sont les plus actifs la nuit, mais il est également possible de les attraper en pleine journée.
 
 Les conditions de pêche
La pratique de cette pêche dépend énormément de la météo. Pour être certain
de faire une bonne sortie, il ne faut pas qu’il y ait eu un gros orage ou beaucoup de pluie car les calamars n’aiment pas les grandes quantités d’eau douce qui se déversent dans l’eau salée ; ils ont tendance alors à fuir vers le large. Le vent pose aussi de gros problèmes car il est très difficile de garder une bannière tendue et de pouvoir ressentir sa turlutte. La houle peut aussi nous donner des impressions d’attaques alors qu’il n’y a rien eu. Il y a trois types de touche : la première, en général, ce sont les petits calamars qui la produisent, et c’est la plus rapide. Quand ils lancent leurs deux tentacules, on a comme l’impression de prendre un coup de fusil. La deuxième, la plus impressionnante, se passe quand le calamar se saisit de la turlutte et qu’il recule, cela donne l’impression que l’on se fait voler la canne des mains. Et le troisième type de touche se déroule lorsque l’on a à faire à un gros calamar. Au début on ne ressent rien, puis le scion de la canne va se tordre et au moment de refaire une animation, on se fait bloquer net.
 
Les accessoires et la tenue de pêche.
Bien souvent, les gros spécimens s’attrapent l’hiver en Méditerranée. Il faudra une tenue chaude car ce n’est pas une pêche de prospection mais de patience. On doit attendre qu’un groupe de calmars passe et le temps peut devenir long, surtout quand il fait très froid. Quand on reste immobile, le corps se refroidit encore plus vite, il faut bien prendre ce paramètre en compte
Un point très important pour la pêche de jour est l’utilisation de bonnes lunettes polarisantes, et de nuit, bien entendu, d’une bonne lampe frontale.
 
Pêche du calamar du bord
Pour sortir les calmars de l’eau, on peut monter les petits directement sur la berge. Passés 50 cm, le salabre sera indispensable et je vous conseille un modèle bien large entre 50 et 60 cm de diamètre avec assez de profondeur et des mailles de petite taille. Les Pafex sont très bien avec leurs mailles caoutchoutées qui permettent d’éviter que le panier des turluttes ne s’accroche. Pour salabrer un calamar, c’est toujours délicat car il faut le positionner le salabre à l’arrière du calamar et attendre qu’il recule dedans tout en ramenant le salabre vers lui.
   
 
 Le matériel:
 
Il existe des cannes spécialement conçues pour les céphalopodes. Les blanks sont à la fois assez sensibles et résonnent pour ressentir les touches qui peuvent être très fines. Il faut qu’elle soit assez parabolique pour avoir de bonnes sensations de combat. La canne doit avoir une action nerveuse pour pouvoir lancer le plus loin possible et animer une turlutte avec des mouvements très violents comme la technique du bichi-bachi.
IMGP8473.JPG
Les cannes eging ont une autre particularité, celle d’avoir des anneaux low riders, collés au blank, ce qui permet d’empêcher que la tresse ne s’emmêle au bout du scion. Sur les cannes, on peut lire EGI 2,2.5, 3, 3.5, 4, 4.5. En fait c’est la taille des turluttes car les Japonais ne comptent pas en GR pour la pêche du calamar. Pour vous donner une idée, une turlutte 3.5 pèse de 18 à 20 gr. Il sera toujours possible de pêcher avec des cannes qui ne sont pas conçues pour cette pêche mais si on veut vraiment la pratiquer régulièrement, il est difficile de s’en priver. Il faudra adapter la taille des moulinets en fonction de la canne que vous allez utiliser, selon que vous êtes à la recherche de petits ou de gros calamars. Idem pour la tresse, il faudra regarder la taille des turluttes employées.

 
Pêche du calamar du bord
Côté tresse, les multicolores sont à privilégier, cela permet de savoir dans quelle zone on a les attaques. et surtout comme on pêche du bord il faut une tresse qui a une forte résitence à l'eau comme une 8 brin que qui freinera la déscente de la turllutte je vous conseil la PE-EGI MS
Pour les bas de ligne en fluorocarbone  , je vous conseille des gros diamètres car il n’est pas rare, que le bas de ligne frotte contre les rochers.
 
Venons-en aux leurres, ces fameuses turluttes qui sont l’élément le plus important de cette pêche. On peut prendre des calamars de toutes tailles mais il faut partir du principe qu’une grosse turlutte rapporte de gros calamars, et les plus petits calamars ne sont pas contre une grosse bouchée non plus. À l’inverse des poissons qui doivent engamer, et donc sont limités par la taille de leur bouche, le calamar a tout son temps : il peut garder sa proiedans ses tentacules et la découper en petits morceaux à l’aide de son bec. La taille moyenne d’une turlutte est 3,5, ce qui nous donne 13 cm de longueur avec le panier. Vous pouvez trouver des turluttes à tous les prix, dans tous les coloris, de plusieurs tailles, avec ou sans tissu, des phosphorescents ou des modèles UV, et des vitesses de descente différentes. Là encore, on ne compte pas en grammage comme on a l’habitude de le faire, mais plutôt en vitesse de descente. C’est là un des secrets de cette pêche, le but est de trouver dans quelle couche d’eau se trouvent les calamars durant leur chasse, et le tour est joué ! Le coloris est déterminant même si les calamars voient en noir et blanc. Cependant, il y a des coloris qui font nettement la différence suivant les conditions du moment. Pour pouvoir répondre à tous les cas de figure, il est souhaitable d’avoir un panel de dix turluttes de coloris différents. Deux coloris à posséder dans sa boîte à pêche sont le rose et l’orange qui marchent pratiquement tout le temps. Pour la pêche de jour, des coloris naturels avec des imitations de poissons ou de crevettes fonctionnent bien quand l’eau est très claire. Pour les eaux teintées, il faut des couleurs qui flashent. Les tons verts sont bons au coucher du soleil mais vous pouvez aussi essayer les coloris jaune, or, violet. Pour la nuit, allez du rouge au sombre, en passant par les phosphorescents ou les modèles qui répondent aux UV.
Pêche du calamar du bordPêche du calamar du bord
Il est possible d’augmenter l’efficacité des turluttes en rajoutant de l’attractant. Je vous conseille le spray EGIMAX pour la journée et le GLOWMAX pour la nuit. c’est un plus dont il ne faut pas se priver. Vous pouvez aussi ajouter des autocollants que l’on colle sur les turluttes qui permettent de gagner en attractivité visuelle.
 
 
Il y a aussi des « royal awabi sheet » qui augmentent la visibilité en produisant plus d’éclat. Cela fait le même effet que si on rajoute une palette sur un shad et sur certaines sorties, cela fait vraiment la différence. La nuit on pourra aussi compter sur les turluttes phosphorescentes et UV, la différence était que la turlutte UV ne se voit pas à l’oeil nu, elle réfléchit les ultraviolets. À l’inverse, la turlutte phosphorescente se voit et renvoie de la lumière.
Pêche du calamar du bord
Il est conseillé d’avoir deux lampes, une frontale pour y voir plus clair et une lampe UV qu’on utilisera pour charger les turluttes. Cela va permettre d’augmenter le temps de phosphorescence de la turlutte comparé à un chargement avec une lampe normale. Petite astuce, les flashs d’appareil photo sont aussi très efficaces pour les charger, mais attention à ne pas décharger votre batterie et ne plus pouvoir immortaliser la prise d’un beau spécimen ! On peut charger entièrement la turlutte, ou au plus près du panier, ainsi les tentacules se déploieront là où ça pique. Suivant les soirées, plus c’est flash plus ça marchera, alors que parfois il faut les charger très faiblement. Comme vous allez avoir besoin de tester plusieurs coloris et plusieurs turluttes différentes, il est conseillé de monter une agrafe sur le bas de ligne en fluorocarbone, cela vous permettra de changer plus rapidement et vous évitera de faire un noeud, qui petit à petit, raccourcit votre bas de ligne.
 

Actions de pêche:

Pêche du calamar du bord

Passons maintenant dans le vif du sujet, l’action de pêche et l’animation. Il existe plusieurs animations pour attraper des calamars et la première est le bichi-bachi qui consiste à donner de grands coups de canne à la suite, en général 3, puis de marquer une pause. C’est en général lors de cette pause que l’attaque se produit. Une autre animation toujours très agressive est celle du walking the dog qui consiste à ramener doucement, tout en faisant faire de petits écarts à sa turlute, c’est tout l’inverse du bichi-bachi qui lui fait faire de grands écarts. Il existe également la tirette, qui consiste à laisser descendre doucement et attendre que l’attaque se produise. Il faudra cependant prendre en compte le courant. S’il est faible ou absent, une turlutte type shallow sera parfaite, et au contraire si le courant est important, il faudra une turlutte plombée type deep, le but étant de faire descendre la turlutte le plus lentement possible et qu’elle atteigne le fond pour trouver dans quelle couche d’eau se trouvent les calamars. Bien entendu, employer une turlutte de type shallow lorsqu’il y a du courant ne vous permettra pas de descendre jusqu’au fond, et si les calamars s’y trouvent, vous passerez à côté de la pêche. La dernière technique d’animation est de pêcher le fond. Le principe est simple, il faut pêcher avec une turlutte type deep. Le mieux est d’utiliser une taille 4, et de trouver une zone de sable pour éviter d’accrocher ou se la faire attraper par un poulpe qui va se ventouser sur un rocher et qui gagnera son duel sans trop de soucis ! Il faut animer votre turlutte sur place et la coufaire avancer le plus lentement possible, c’est une technique parfaite pour éviter la bredouille quand rien ne va ! Après chaque animation, il est conseillé de regarder sa turlutte arriver au bord car les calamars arrivent souvent à les suivre. Vous les verrez bien en journée, et parfois juste un éclair blanc si vous pêchez la nuit. Si c’est le cas, relâchez tout en ouvrant le pickup et laissez descendre. Si tout s’est bien passé, le calamar se sera saisi de la turlutte, à vous de le maîtriser dans le combat. Une fois que l’on a une touche, il faut toujours rendre la main pour que le calamar ait bien le temps de s’enrouler autour de la turlutte, car le calamar a lancé ses deux tentacules dessus. Il les ramène ensuite vers ses tentacules plus petits qui vont servir à immobiliser la proie avant de se mettre à table. Il faut donc attendre quelques secondes, et c’est à ce momentlà que l’on peut faire un ferrage. Une petite astuce pour ne pas casser les tentacules d’un calamar lors du ferrage est de ferrer et de rester avec la canne vers le haut en tension. Le moulinet devra être bien réglé car on ne sait jamais sur quoi on va tomber, et un gros calamar peut vous prendre quelques mètres de fil sur le premier rush. Pendant le combat, il ne faut surtout pas relâcher la pression car sur les paniers, il n’y a pas d’ardillons, et dans un moment d’inattention, il peut facilement se décrocher. Une fois ramené au bord, il faut se dépêcher de relancer, car les calamars sont en banc de même taille et il faut en profiter, il n’est pas rare de faire des doublés, voir même des triplés.

 

 

Pêche du calamar du bord

Cette pêche nous permet de rester actifs l’hiver alors que les différentes espèces de poisson sont parties au large, et c’est l’occasion de pêcher entre amis pendant la saison creuse. Plus il y a de monde, plus c’est rigolo, et du coup on trouve plus facilement la pêche du jour. À partir du moment où vous avez compris que chaque jour est différent et qu’il faut trouver comment pêcher, vous aurez de bons résultats. Les stocks de calamars se portent très bien mais il faut rester sérieux et penser aux générations futures, alors pensez à faire un prélèvement raisonné. Et un dernier petit conseil, quand vous aurez attrapé votre premier calamar, faites attention au jet d’encre !

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 19:03
EGILEE DARTMAX TR
EGILEE DARTMAX TR
EGILEE DARTMAX TR

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 07:21
Belle seiche d' 1 kgBelle seiche d' 1 kg
tresse Sunline Eging  Saltwater PE-EGI MS : une tresse 8 brins. Elle est composée de multifilaments de polyéthylène alliés à une ligne polyester et possède ainsi une visibilité, une résistance et une glisse exceptionnelle. De plus, sa gravité spécifique (médium sinking) minimise les effets du vent et du courant … particulièrement néfastes lors de la période hivernale de traque des calamars. (disponible en bobine de 120m ; Pe 0,6 0,8 et 1 ; résistance de 10 à 16 lb)

tresse Sunline Eging Saltwater PE-EGI MS : une tresse 8 brins. Elle est composée de multifilaments de polyéthylène alliés à une ligne polyester et possède ainsi une visibilité, une résistance et une glisse exceptionnelle. De plus, sa gravité spécifique (médium sinking) minimise les effets du vent et du courant … particulièrement néfastes lors de la période hivernale de traque des calamars. (disponible en bobine de 120m ; Pe 0,6 0,8 et 1 ; résistance de 10 à 16 lb)

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 18:22
Sprays EGIMAX et GLOWMAXSprays EGIMAX et GLOWMAX

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 07:13
Sunline nous fait voir la vie en rose !

Sunline nous fait voir la vie en rose !

Voici deux nouveautés « made in Japan » concernant l’Eging.

Tout d’abord la tresse Saltwater PE-EGI MS : une tresse 8 brins.

Elle est composée de multifilaments de polyéthylène alliés à une ligne polyester et possède ainsi une visibilité, une résistance et une glisse exceptionnelle.

De plus, sa gravité spécifique (médium sinking) minimise les effets du vent et du courant … particulièrement néfastes lors de la période hivernale de traque des calamars.

(disponible en bobine de 120m ; Pe 0,6 0,8 et 1 ; résistance de 10 à 16 lb)

Ensuite, un leader 100% fluorocarbone : le S.V.I. spécial EGI.

Doté du processus « Vivid Dyeing » (procédé de teinture spécifique à SUNLINE) lui garantissant une haute visibilité pour nous pêcheur mais invisible pour les calamars et durabilité de la couleur, ce fluoro sort son épingle du jeu sur les spots surpêchés ou les squids délicats … grâce à sa discrétion ( le rose c'est la premier couleur qui disparu dans l'eau)

Bref, du tout bon de chez SUNLINE … bientôt dans les bacs!

turlutte EGILEE DARTMAX FISHLEAGUE colorie MAJO CLOTH turlutte EGILEE DARTMAX FISHLEAGUE colorie MAJO CLOTH

turlutte EGILEE DARTMAX FISHLEAGUE colorie MAJO CLOTH

tresse spéciale eging Sunline

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 06:24
pêche de  la seiche

La seiche est un mollusque qui fait partie de la famille des céphalopodes,
comme le calamar et le poulpe. Elle a un comportement de chasse similaire à ses deux cousins.
Elle combine le mimétisme et le camouflage du poulpe, la rapidité et la discrétion du calamar. La seiche se fond dans son milieu, elle peut changer de couleur en une seconde, allant du blanc au jaune et au marron foncé. C’est plutôt amusant à voir dans l’eau, sur le sable elle est jaune
et dès qu’elle atteint un rocher, elle prend sa couleur. Même les caméléons ne sont pas aussi rapides pour changer de couleur ! Quand elle localise une proie, elle pratique l’hypnose : elle tourne autour d’elle et on voit des bandes foncées qui apparaissent et qui parcourent son corps, des tentacules à la tête. D’un seul coup, elle lance ses deux marteaux pour se saisir
de sa proie puis elle la ramène vers les autres tentacules pour éviter qu’elle s’échappe. Bien souvent, crabes, crevettes et poissons sont à son menu. Comme tous les céphalopodes, la seiche a une croissance rapide et apprend vite,

pêche de  la seiche
pêche de  la seichepêche de  la seiche

on pourrait même parler d’intelligence ! Mais quand elle voit une turlutte bien animée, elle ne réfléchit pas trop et les attaques sont immédiates. Il n’est pas rare que si elle se décroche, elle revienne plusieurs fois. Dites-vous que tant qu’elle n’a pas craché son encre noire, elle attaquera de nouveau. Si elle voit un prédateur, elle crache son encre et disparaît comme par magie. Mais comme tous les magiciens, elle a un truc. En fait, elle ne part pas en arrière, mais sur un côté. En regardant bien, vous avez une chance sur deux de la voir partir, il suffit de bien fixer des yeux un côté. Elle se déplace grâce à son siphon qui se trouve sous la tête, cette cavité mobile qu’elle remplit d’eau et qu’elle expulse plus ou moins fort lui permet de se déplacer.

Où les trouver
Il est possible d’en attraper en Atlantique et en Méditerranée. Suivant les saisons, des secteurs seront plus productifs que d’autres. Au début du printemps, les grosses seiches quittent les
zones profondes pour venir se reproduire en estuaire et sur les côtes. Elles affectionnent
les ports de plaisance qui sont souvent interdits à la pêche, du coup, cela fait de bonnes réserves. Elles viennent également dans les épis, les structures métalliques ou en béton, dans les parcs à huîtres et à moules, les falaises. Mais son lieu favori, ce sont les herbiers de posidonie, des plantes aquatiques à fleurs. Cette plante sert de refuge à tous les petits poissons
et aux petites seiches qui vont naître. Leurs oeufs sont très facilement reconnaissables,
ils sont en grappe, comme du raisin noir.

pêche de  la seiche

Animation
Les seiches sont bien souvent sur le fond, alors il est conseillé de bien connaître le
poste et de bien observer les fonds avant de pêcher, car on a vite fait de perdre une
turlutte. Si lors d’une touche vous avez un doute, ne ferrez pas, et refaites un passage.
Rappelez-vous, tant qu’elle n’a pas craché son encre, la seiche va continuer d’attaquer. Comme la pêche se fait près du fond, là où il y a des obstacles et des rochers, vous pouvez également rencontrer un autre adversaire. Le poulpe se rencontre dans les rochers, mais également
sur les zones sableuses. Si vous avez la sensation d’être accroché mais que la ligne est « élastique », c’est que vous avez certainement à faire à un poulpe, et

mieux vaut être monté correctement. L’astuce pour le faire venir est de relâcher le fil, car s’il sent une tension, il va rester accroché au rocher. En relâchant, vous lui donnez l’envie de fuir, et au moment où il va décoller les ventouses pour partir, il faut ferrer de manière rapide. En général, il va se décoller. Une fois en pleine eau, c’est partie gagnée. L’autre solution, aussi
incroyable que cela puisse paraître, est de s’y mettre à plusieurs. N’hésitez pas à lancer plusieurs turluttes, un poulpe a déjà saisi trois turluttes à la fois, ce qui a permis de le faire capituler !

pêche de  la seiche

Le matériel
Pour choisir une turlutte, il faut déjà avoir une idée de la profondeur et du courant. Le but est d’atteindre le fond, de le coller ou de rester juste au-dessus. En Méditerranée, un matériel léger est conseillé. Vous verrez, c’est nettement plus sympa, et les gros spécimens sont plutôt rares. Côté Atlantique, il y a un peu plus de courant, et on peut tomber sur de gros spécimens,
allant jusqu’à 4 kg. Il faudra des turluttes davantage plombées et du matériel adéquat
pour faire face à ces conditions. Pour pêcher ce céphalopode, il n’est pas nécessaire de travailler en surface comme on peut le faire pour le calamar. Il suffit de laisser couler la turlutte jusqu’au fond et de l’animer lentement. De petites tractions courtes sont suffisantes, même s’il est conseillé d’ajouter de temps à autre des tirées sèches et plus amples. Quand une seiche se saisit de la turlutte, c’est sur les flancs, donc un ferrage à l’aide d’un petit coup sec du poignet est suffisant pour la piquer correctement, sinon on a de fortes chances de ne ramener que des tentacules sectionnés. La pêche de la seiche est parfaite pour tous les pêcheurs qui souhaitent découvrir la pêche des céphalopodes, et cela reste une technique pointue pour les amoureux du Eging qui pratiquent régulièrement.

Àvous de jouer !

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 08:15
Article sur le calamar (épisode II)

Il y a deux ans, je publiais un article sur le calamar qui rapidement s'est imposé comme étant le plus visité du blog, et de loin ! Cela montre bien, je trouve, l'engouement qui peux exister au sujet de cette pêche, ce qui n’est finalement pas très étonnant vu la technique à employer, une technique permettant de capturer régulièrement de magnifiques sujets susceptibles d'atteindre 1m.

Tout au long de ces deux années, j'ai vu mes spots de pêche finir petit à petit littéralement envahis de pêcheurs absolument prêts à tout pour capturer toujours plus de beaux calamars : certains en arrivent même à se battre pour occuper les places les plus intéressantes, parfois avec en tête l'idée de se faire du fric en revendant leurs captures. Depuis l’année dernière, il y a même un pêcheur professionnel qui tend 2 km de filets le long de la côte chaque nuit, et ce dès que cela commence à se savoir que les calamars sont actifs. Si l'on souhaite pêcher en début de nuit, il n'y a désormais plus le choix : il faut arriver dès le milieu de l'après midi avec des gardes du corps -si possible taillés façon Sébastien Chabal- histoire d'être sûr que l'on ne se ferra pas emmerder. Et pendant ce temps là, au large, le nombre de bateaux « explose ».

Cette pêche n’est pas prête de s'arrêter, car comme il n’y a presque plus de poisson, la plupart des prédateurs du calamar ont disparu -à l'exception du thon qui est désormais protégé-, entraînant une explosion des populations de ce céphalopode, autrement dit, et on n'y pense pas assez, un formidable dérèglement écologique.

Du coup, au jour d'aujourd'hui, la question que je me pose de plus en plus est de savoir si je dois oui ou non continuer à partager mes connaissances, mais au fond je sais aussi que tout ces abus ne sont pas non plus de la faute des nombreux (jeunes) pêcheurs pour qui l'éthique et le bon sens signifient encore quelque chose, alors oui… Je vais continuer à partager, et ce bien que la ressource me paraisse de plus en plus en danger, en espérant toutefois très sincèrement qu’un jour, peut-être, un des passionnés qui lira ces lignes aura le pouvoir de faire bouger les choses.

Article sur le calamar (épisode II)

Depuis deux hivers, et à force d'observation, de réflexion, j’ai eu le temps d'améliorer ma technique.

Courant à calamars

Comme je le disais déjà dans mon premier article, les calamars remontent toujours un courant, donc il faut commencer par être au bon endroit au bon moment : c’est une simple question de compréhension des phénomènes de marée.

Une des questions que je me suis posées depuis la rédaction de mon premier article était de savoir si l'on pouvait ou non parvenir à appâter les calamars. J’ai donc effectué un premier test avec une amorce à base d’huile de sardine et de farine Marukyu. Comme appât : une simple sardine. J’ai bien sûr fais du calamar à l'occasion de ce test, mais finalement pas plus que d’habitude... En effet : comme l’amorce descend le courant, forcement les calamars qui le remonte finissent à un moment ou à un autre par se retrouver devant le pêcheur. J'ai répété plusieurs fois ce genre de test, et je peux maintenant dire que non, un amorçage « basique » ne créé par vraiment de différence. Mais on peut parfaitement attirer et concentrer leurs proies comme les petits poissons que l’on trouve en grand nombre sur les bordures à cette saison, des proies qui vont attirer à leur tour les petits calamars, puis les moyens, et enfin les gros, car ils se mangent sans complexe les uns les autres.

Il y a un très bon reportage qui est passé sur ARTE, montrant des scientifiques souhaitant filmer le calamar géant et les stratagèmes permettant de le faire venir efficacement. L'usage de phéromones semble selon eux radical ! Or pour obtenir les fameuses phéromones en question, il suffit simplement de mixer un calamar... La leçon à retenir est finalement des plus simples : réaliser une amorce à base de farine de blé et de calamar broyé!

Article sur le calamar (épisode II)

Les gels à base de calamar sur les turluttes peuvent aussi être une bonne idée, à supposer bien sûr qu'ils contiennent ces fameuses phéromones ! Pour l'instant, il en existe chez fishleague avec des booster. Mais ces produits, compte tenu de leur complexité, ne sont vraiment pas donnés. Les phéromones sont mélangées avec des acides aminés. Il existe plusieurs « codes » comportementaux susceptibles de pouvoir être provoqués grâce aux phéromones, comme la confiance -le plus dure à reproduire-, l'instinct de chasse, ou celui de reproduction.

En ce qui concerne les leurres, je suis convaincu qu’on ne pêche pas assez gros ! Personnellement je n’utilise plus que du 3.5 et j’attends avec impatiens le nouveau fishligue en taille 4. Si je le pouvais, je ne pêcherais qu'avec des tailles encore bien plus importantes, on pourrait quasi parler de « big bait » ! En effet, sachant que les calamars peuvent s’attaquer à des proies de leurre taille, imaginez un calamar de 80 cm, il n’y a clairement pas beaucoup de poissons -et donc de leurre- qui pourrait l'effrayer ! Et comme on sait que les céphalopodes viennent se reproduire sur nos cotes, une grosse imitation de calamar enduit de phéromones sexuelles pourrait permette d’attraper les plus gros, ceux qui cessent de s’alimenter pour se reproduire.

Chaque année, de nombreux petits calamars justes pris au bout de la ligne se font attaquer par de bien plus gros qu'eux, du coup je suis surpris qu'aucun fabriquant n'ait encore pensé à fabriquer une turlutte en forme de calamar, avec des tentacules. Dans le reportage dont je parle plus haut, l’appât qui a permis de filmer le calamar géant est bel et bien l’un de ses congénères.

Certes se sont les japonais les rois de cette pêche, une pêche qui est surtout adaptée du coup aux espèces du japon, mais je suis convaincu qu’il y a de nouvelles formes de turluttes à imaginer pour favoriser la pêche spécifique des plus gros céphalopodes qui abondent dans les eaux européenne.

Ça ne veut toutefois pas dire bien sûr qu'il n'y ait que du gros, attention ! Petite anecdote : quand les beaux calamars n'étaient pas là certaines soirées, je pêchais au bouchon. Souvent il coulait, remontait, coulait à nouveau... Mais pas moyen d’en ferrer un ! Jusqu'au jour où j’ai compris ce qu'il se passait : il s'agissait simplement de mini calamars. Cela démontre bien l’appétit féroce de cette espèce.

Article sur le calamar (épisode II)Article sur le calamar (épisode II)

Forcément, lorsque je pêche « gros », je fais souvent moins de calamars que les copains. Mais quand j’en touche un il y a de forte chance pour que ce soit un beau spécimen. En terme de rentabilité les turluttes 2,2 et 3 permettent d’attraper bien plus de calamars. Les imitations de crevettes ou de poissons restent des valeurs sûres. Et si ça ne fonctionne pas, testez le tataki du bord : ça peut parfois faire la différence.

Article sur le calamar (épisode II)

Le reportage présente le fonctionnement de la vison chez le calamar (l’espèce des grands fonds). Cette partie explique parfaitement un phénomène que l'on constate souvent avec des turluttes shallow (peu coulantes) : l'animal a une meilleur vison de ce qui se passe au-dessus de lui, il chasse donc en se tenant près du fond, et remonte pour attraper une proie par dessous. Le pêcheur ressent cette attaque, ferre, mais le calamar ne saisit vraiment la turlutte que juste après, lorsqu'elle s’abaisse, le céphalopode se retrouvant alors avec la couronne plantée entre les yeux.

Article sur le calamar (épisode II)

Les turlutes que j'utilise sont très dures à trouver car elles ne sont distribuées qu'au compte-goutte, même au japon. Ce ne sont pas les plus connues en France mais elles font partie des turlutes haut de gamme destinées aux pêcheurs expérimentés, c'est pourquoi elles sont vendues plutôt cher. Que cela soit du à qualité du tissu (le plus résistant du marché) ou à la qualité des couronnes en carbone, les céphalopodes ne pourront jamais les prendre en défaut ! Elles ont en outre des coloris qu’on ne retrouve nul part ailleurs comme le « mojo » (suivent l’angle de vue la couleur change). Il est idéal pour imiter un calamar qui change de couleur par exemple. Elles ont une tête dépourvue de tissu ce qui augmente l'angle lors des animations en bichi bachi, en plus d'émettre des reflets. La gamme fishligue joue plus sur les reflets brillants et les coloris UV que sur le phosphorescent.

Article sur le calamar (épisode II)
Article sur le calamar (épisode II)

Il y a aussi la Dartmax TR qui n'est pas celle que j'utilise le plus car elle ne convient pas à ma façon personnelle de pêcher du bord. Créée pour la pêche en bateau, elles sont plus lourdes que la moyenne (30 à 40 g). Elles ont en plus un deuxième anneau sous la tête ou l'on peut accrocher un plomb H2O quand il y a beaucoup de courant, mais conçu de tel manière que l'on puisse aussi rajouter un bas de ligne et y mettre un leurre souple, car bien souvent en mer sous les calamars, il y a aussi des prédateurs et les japonais ce sont aperçu qu’il était parfaitement possible de les capturer !

Exemple de montage en portance on peut utiliser dans des zones propres, comme sur le sable en atlantique, là où il y a beaucoup de courant.

Article sur le calamar (épisode II)

Exemple de montage en portance on peut utiliser dans des zones propres, comme sur le sable en atlantique, là où il y a beaucoup de courant.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 05:12
magnifique prise de Batiste

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 07:46
Calamar

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 07:31
calamars rouges
calamars rouges

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