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  • : Le blog de rockfishing-game
  • : Ce blog de pêche en mer a été créé par l'équipe des prostraff ecogear, de France et du monde. Régulièrement il y aura des comptes rendus sur les sorties pêche et sur les tests de matériels.
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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 16:00
Nous sommes des gaulois pour l'instant incapables de se rassembler.

Nous sommes des gaulois pour l'instant incapables de se rassembler.

Cet article est là pour montrer que les choses changent sur Montpellier et que vous pouvez , vous aussi, devenir acteur et ne plus subir une gestion halieutique qui ne vous représente pas. Cela peut paraître utopique de dire qu'il faut se rassembler et avancer main dans la main, mais quand on y réfléchit c'est probablement ce qui est le plus simple car le plus à notre portée de simple pêcheur.
Comme j'y suis impliqué, je vais parler en particulier de l'AAPPMA de Montpellier, mais il y en a évidemment d'autres en France qui se bougent tout autant. Laissez moi maintenant vous montrer ce qui se passe chez moi, et dîtes vous bien que ça peux aussi arriver chez vous. 

Il y a deux ans, je fêtais de façon ironique un anniversaire un peu particulier : celui de mes 10 ans de pêche sans avoir été contrôlé par un garde pêche ne serait-ce qu'une seule fois... J'ai même le souvenir d'une histoire au sujet de deux jeunes sur l'Hérault qui pêchaient carrément au harpon sur un spot où Philippe Carrière, que vous devez certainement tous connaître, faisait en parallèle de moins en moins de photos de poissons... Ne croyant aucunement aux coïncidences, j'ai appelé aussi sec un garde-pêche mais personne n'est jamais venu. Il faut dire aussi qu'il n'y a qu'un seul garde fédéral pour s'occuper de la totalité du département. Ce dernier a beau ne pas manquer de motivation, vous vous doutez bien qu'il peut difficilement être partout à la fois.
Suite à ce constat, de colère, j'ai posté sur Facebook une photo de ma carte de pêche pour dénoncer le manque d'activisme de la fédération de l’Hérault ; suite a quoi le président de l'AAPPMA de Montpellier, Laurent Nison, m'a directement contacté pour me proposer de devenir garde bénévole, ce que je me suis empressé d'accepter.


Laurent Nison est un homme ultra motivé et impliqué sur Montpellier, une personnalité qui en plus ne compte pas ses heures. Il est suivi par une équipe d'une trentaine de bénévoles — dont je fais désormais partie — qui croient vraiment et s'impliquent dans son projet de protection des milieux aquatiques et de gestion patrimoniale des ressources piscicoles. Vous en doutez ? Allez donc faire un tour sur le site des « Chevaliers de la Gaule » pour vous en convaincre... 
 

Mon implication dans la garderie : un choix « logique ».

Pour ceux qui suivent mes blogs depuis le début, sachez que j'ai commencé par pêcher en eau douce, puis en mer par curiosité et intérêt pour des techniques de pêche nouvelles mais aussi parce que j'avais, disons le clairement, un gros ras le bol de la mentalité d'un bon nombre de pêcheurs prétendument "VIP" en eau douce... Mais c'est aussi et surtout le manque de bon sens en terme de gestion des milieux aquatiques de la part de la fédération qui m'a définitivement poussé à franchir le pas. Je pense que c'est un peu la conjonction de ces deux phénomènes qui a flingué la pêche en eau douce et la ressource, en tout cas chez nous. Des pêcheurs avec de moins en moins de scrupules en terme de pratiques, d'autres — de plus en plus nombreux — qui ne peuvent s'empêcher de se montrer (sur les réseaux sociaux) afin de se faire mousser, tout ceci baignant dans une absence de gestion mais aussi, et surtout, de contrôle. Autant dire que tout allait de mal en pis... Tout le monde s'est mis à faire ce qu'il voulait, comme il voulait, là où il voulait, sans risque, et au final ce sont, devinez qui, les poissons et leur milieu qui ont trinqué, y compris dans le privé d'ailleurs... Comme quoi ça n'est pas QUE la faute des gestionnaires d'AAPPMA, mais bel et bien celle de tous les pêcheurs !
Une petite anecdote à ce sujet : il y a quelques années, Europêche34 a partagé une vidéo de la prise d'un gros loup à la 3ème écluse sur le Lez, une zone du domaine maritime où les règles de pêche en eau douce ne s'appliquent pas. Très rapidement les pêcheurs ont envahi la zone et les beaux poissons qui étaient plutôt courants ont quasiment tous disparus... Je pourrais aussi parler de certains pêcheurs professionnels qui ont, à cet endroit, fait un véritable carnage et ce en toute légalité (et oui ! Domaine maritime je le rappelle ! Il n'y a donc AUCUNE restriction en terme de volume de pêche et très peu en terme de techniques !). Leur technique était aussi simple qu'efficace : barrer la rivière avec un filet puis effrayer les poissons en faisant du bruit pour qu'ils aillent s'y prendre. Bim ! Carnage assuré ! 

Ceci dit, je pense qu'un jour on pourra à nouveau montrer sans risque sur nos photos nos coins de pêche, car les contrôles sont désormais de plus en plus nombreux en particulier sur ce genre de point chaud où fatalement le comportement des pêcheurs évolue à mesure que se profilent certaines modifications de réglementation, comme passer par exemple cette zone du Lez en deuxième catégorie (et oui... à terme c'est ce qui pourrait très bien se passer !). La très grosse majorité des carnassiers est désormais aussi remise )à  l'eau sur le Lez, en ville, où de moins en moins de pêcheurs sont motivés pour consommer leurs prises. En clair, c'est quand même de moins en moins la fête à Neu-Neu, même si j'ai toujours un peu l'impression que, pour beaucoup, le but ultime est de pouvoir se la raconter avec un sponsoring. Et que pour parvenir à cela, il reste encore bien trop de pêcheurs prêts à tout au bord de l'eau.

Le gansta sponsoring.

Faisant partie de la génération « Predators », j'ai longtemps pratiqué le fameux « gansta-fishing », sur Bordeaux, Toulouse, ou encore Lyon. A cette époque, pratiquée de cette manière, la pêche n'était pas bien compliquée, le plus dure étant juste de ne pas se faire choper. En grandissant j'ai toutefois très vite laissé tomber ce délire, car pour moi aller à la pêche c'est aussi et surtout se détendre, et ne pas stresser en passant son temps à surveiller par dessus mon épaule. Maintenant que je fais partie de l'AAPPMA de Montpellier et que je vois les choses de l'intérieur, je trouve que ça n'a aucun sens. En effet, quand les rivières sont bien gérées, le gangsta qui ce veut être, je le rappelle, une forme de protestation n'a plus aucune raison d'être (hormis faire chier le monde, mais bon...).
Autant les gansta-fishers passent leur temps à se cacher, autant j'ai remarqué qu'ils aiment paradoxalement de plus en plus se montrer. En photo sur Facebook, mais aussi de plus en plus en vidéos. Ces dernières sont de plus en plus à la mode pour se la raconter (et essayer de séduire les marques, personne n'est vraiment dupe...), surtout les tutos pêche qui marchent très bien. Fini avec la vidéo les prises de tête avec l'orthographe, la grammaire, et surtout ça colle parfaitement avec un public de plus en plus paresseux qui veux tout, tout de suite, sans se casser la tête. Par exemple, moins un article de blog est long, plus il est lu, peu importe si son contenu a de la valeur ou non. C'est bizarre pour un dyslexique de dire ça mais je n'ai jamais adhéré à cette démarche : je préfère lire ou écrire même si ça me demande beaucoup de temps et d'efforts.
Autre tendance que j'ai remarqué chez de plus en plus de prostaffs, les voyages à l'étranger. En clair, là où la pêche est tout bonnement plus facile, quelles qu'en soient les raisons; moins de pression de pêche, gestion différente, ressource plus abondante, milieux moins détruits, etc. Amis prostaff, ne seriez-vous pas plus fiers d'avoir les mêmes résultats sur les parcours publics français ? Là où, certes, la pêche est plus dure, mais aussi et surtout là où les milieux et la ressource ont le plus besoin de votre image, de votre notoriété, en clair, de votre implication ? C'est pareil pour les guides de pêche, soit dit en passant qui proposent de plus en plus de services en Espagne, Italie, Pays-Bas...
Chaque année il y a un grand rassemblement : le salon de la pêche à Clermont-Ferrand. C'est là que l'on retrouve la crème de la crème des prostaffs, les marques et tous les revendeurs de matériel de pêche. Bref : matos, élitisme, business et bien peu, à mon goût, de sensibilisation sur ce qui se passe en France. Sur ce que notre pays nécessite comme implication de la part de chacun, mais aussi sur ce qui se passe de bien dans ce domaine, comme ces AAPPMA et ces bénévoles qui se bougent pour que la pêche soit plus que l'ombre d'elle même. Pourquoi ne pas mettre à contribution ce genre de grand-messe pour unir les idées des uns et des autres, faire des conférences, des ateliers de réflexions, mettre les gens en relation, etc. Dites vous bien qu'il n'y a que comme ça que les choses enfin évolueront, et ce n'est pas en partant à l'étranger, en jouant à cache cache avec les gardes, en brandissant des logos de marques, en publiant des vidéos sur youtube ou en ruinant les spots de pêche à grand coup de photos sur Facebook.
Avec enfin une réelle implication de chacun à l'égard des milieux aquatiques et de la ressource, chacun pourra, à terme, y trouver son compte : les pêcheurs (VIP ou pas parce qu'au bout d'un moment, au bord de l'eau, on sera tous aussi cons les uns que les autres quand il n'y a plus rien à pêcher ou à espérer), les marques, les importateurs, les distributeurs, les médias, les professionnels du tourisme halieutique, tous !
C'est à nous pêcheurs d'être dynamiques et de créer un véritable rassemblement, en particulier lors de ce genre d’événement où pour une fois tout monde peut être face à face, sans écran interposé : Fédérations, AAPPMA, pêcheurs, marques, tous !!!
Internet et la pêche ne font vraiment pas bon ménage à mon sens. Le web ne fait qu'accentuer les clivages : on critique, ou au contraire on se caresse dans le sens du poil pour se mettre bien avec les stars du moment, bref on entretient des communautarismes, certains parfois même tristement nauséabonds où les « p'tits jeunes » par exemple se font casser si par malheur ils ne tiennent pas bien leur fish ou si ils ont simplement déplu à celui qui tient le plus haute côte du moment ! Bref internet c'est bien pour déconner, mais pour faire avancer les choses, sérieusement je veux dire, il me semble qu'il faut faire mieux.

Prise de conscience

Mon expérience de garde.

La garderie sur Montpellier est bénévole. Elle fait des tournées toutes les semaines même les jours fériés. Avec la venue de nouveaux gardes cette année, l'AAPPMA a enregistré 1O% d'augmentation sur la vente de ses cartes de pêche.
C'est surtout de la pédagogie qui est faite, mais sachez que même sans forcément verbaliser, notre rôle est régulièrement ingrat. Quand nous contrôlons un pêcheur sans carte de pêche par exemple, le ton a tendance à facilement monter, avec systématiquement les mêmes arguments : « Et les roumains ! Vous ne faire rien ! Gna gna gna... » alors que, sachez le, les contrôles avec les "roumains" en question sont habituellement beaucoup plus courtois qu'avec les pêcheurs qui pratiquent le no-kill, sans carte de pêche... Certains pêcheurs, parce qu'ils relâchent le poisson, pensent qu'ils peuvent pêcher les brochets sur les frayères en période de fermeture, ou le silure de nuit avec des anguilles (alors que c'est une espèce protégé en rivière). Pareil pour certains carpistes qui se font avoir hors secteur et qui refusent de comprendre que la pratique du no-kill n'autorise pas à être hors la loi. Si vous saviez d'ailleurs, messieurs les carpistes, le nombre de carpe qui ont été sauvées par les gardes l'année derniere et qui le seront cette année encore, probable que vous nous verriez un peu moins comme les grands méchants de l'histoire.

 
Prise de conscience Prise de conscience

En clair, la leçon que je retiens c'est que pour beaucoup de pêcheurs avec lesquels je discute lors d'un contrôle, tout est toujours de la faute de quelqu'un d'autre : pour le jeune qui pêche en no-kill, c'est la faute du viandard, pour le viandard c'est le roumain, pour le roumain c'est le braconnier, le braconnier vous prend carrément de haut parce que, soit disant, tu lui manques de respect, mais également à la « tradition ». Au final rien n'avance à part que les cons, ben c'est toujours les autres.

Prise de conscience
Prise de conscience

Anecdote : en 2010 dans la Vasque à Lattes, les sandre de 80cm étaient relativement courants. A cette époque le street fishing existait à peine, mais les premiers blogs parlant du site firent leurs apparitions. Des photos de ce site et des sandres qu'il héberge ont fatalement été rendues visibles sur internet en mentionnant qu'il s'agit d'un site privé, pêchable de nuit et absolument pas surveillé ! Autant dire qu'en le faisant connaître ça a très vite été le bordel ! Pêche au vif de nuit, nuisances pour les riverains, bazar de jour comme de nuit sur les pontons, j'en passe et des meilleures. En clair, ce n'est pas les crues de 2014, ni les hérons ou les cormorans, qui ont massacré les gros sandres sur le Lez mais bien le braconnage de nuit ! Suite à ces abus, une convention a été signé entre la mairie et l'AAPPMA, de façon à passer la zone en réserve temporaire (frayère pour le sandre et les black-bass) et en parcours no-kill. Les contrôles y sont désormais réguliers et je peux vous dire que ça allume ! 

Le but de l'AAPPMA de Montpellier est de pratiquer une gestion dite « patrimoniale ». Ne pas effectuer de déversement de poissons : du pur clientélisme, soyons honnête, en plus d'être un cache misère pour les vrais problèmes sous-jacents : dégradation des milieux, prélèvement excessif, etc. C'est le président, Laurent Nison, qui m'a convaincu que ce n'est pas une solution sur le long terme, contrairement à la gestion patrimoniale qui visent non pas à compenser les poissons disparus, mais à pérenniser la présence de ceux qui sont déjà là. Les avantages sont multiples : cela va favoriser par exemple la reproduction en priorité des souches locales, c'est à dire celles des spécimens les plus adaptées à survivre face aux conditions particulières propres au milieu naturel. Une souche locale saura faire face aux épisodes cévenols par exemple, ce qui ne sera pas le cas d'une souche introduite et a fortiori d'élevage qui n'a connu que des conditions de vie en bassin, et dont l'instinct sera forcément imprégné à cœur de ce seul mode d’existence. Refuser l'empoissonnement à tout va, c'est aussi quelque part ne pas contribuer à entretenir certains travers propre à l'élevage, comme la pêche industrielle en mer qui permet de fabriquer la nourriture à base de farines de poissons gras dont sont gavées les espèces d'élevage. Dernier point : quand on parle de gestion patrimoniale on ne parle pas que de poissons, mais aussi et surtout, des milieux naturels où ceux-ci vivent parfois tant bien que mal. Une ambition à long terme dans la mesure où s'il est très facile de détruire et beaucoup plus délicat (et coûteux), croyez moi, de les restaurer. Et pourtant, il serait grand temps de s'y mettre ! 
Un petit mot enfin au sujet de Fish Connexion, une société qui a choisi de s'impliquer il y a peu en finançant de l'empoissonnement. Coup marketing ? Green-washing ? Réelle volonté de contribuer à un monde meilleur ? Je ne sais pas, et je me garderais bien de tout jugement à la va-vite, d'autant que c'est qu'on le veuille ou non la seule société qui a accepté de clairement mettre la main au porte feuille dans l'intérêt du monde piscicole. Ceci dit, il aurait été quand même mieux, je pense, d'imaginer une démarche plus moderne à l'image de ce que je décris plus haut, car qu'on le veuille ou non l'avenir, ben c'est ça... Pourquoi ne pas conditionner ces fameux financements par exemple à un cahier des charges précis en terme de gestion, avec de réels objectifs qui ne se limitent pas à juste compenser encore, encore, et encore les pertes : création de parcours de No-Kill, création de réserves temporaires pour le sandre, le black, restauration de frayères à brochets, à sandres, etc. Ce qui manque à l'associatif pour se lancer dans tout ça, c'est l'argent, certes, mais aussi l'impulsion qui va donner envie de... 

Bref...

Cette année j'ai plus passé de temps au bord de l'eau à faire le garde qu'avec une canne à pêche en main. C'est dire si le secteur ne manque pas de boulot ! Mais à tous ceux que l'expérience tenterait, je dis toutefois ceci : attendez vous, parfois, à passer des moment loin d'être évidents. Moralement autant que physiquement.
Je pense par exemple aux conséquences tristement prévisibles des orages d'été, après de longues périodes de sécheresse, et qui généralement s'accompagnent dans les rivières de pollutions monstrueuses. D'abord c'est le fretin — ablettes, petits gardons — qui déguste, et tandis que la surface devient rapidement blanche de petits cadavres par million, commence alors à se répandre dans l'air des relents d'égout de plus en plus fort et entêtant. Mais tout cela n'est rien comparé aux tonnes de poissons plus gros qui agonisent plus lentement en dessous, des sandres monstrueux, des brochets métrés, des silures et des carpes, qui tous viendront rejoindre le fretin en surface dès le lendemain. L'odeur sera alors insoutenable par endroit, tout comme la vue de ce spectacle désolant que l'on ne doit pas à la pluie, ni à la soudaineté des orages, mais au bétonnage galopant des abords de rivières et des zones humides, ainsi qu'à l'accumulation des kilomètres à la ronde de polluants de toute sorte, sur les routes, les trottoirs, mais aussi dans les jardins, les champs, etc. 

Prise de conscience

Souvent on lira alors sur internet et dans la presse "encore un drame, et ça ne changera pas". Effectivement. Ça ne changera pas parce que les rivières sont le réceptacle involontaire (et parfois même volontaire) de tous nos abus sur Terre. Et cette conséquence là on n'y pense jamais au moment ou l'on balance un mégot par terre, ou lorsque l'on traite les mauvaises herbes devant son garage. On y pense pas non plus lorsque l'on s’agglutine cul à cul en voiture au moment de partir en vacances, gavant l'asphalte autant que l’atmosphère de polluants. Mais croyez moi, lorsqu'en moins de 48h votre petit coin de pêche préféré se transforme en véritable charnier à ciel ouvert, tout ça, vous le prenez subitement en plein gueule. Si vous faites preuve d'un peu de lucidité, dites vous bien qu'à ce moment précis, il n'y a pas que l'odeur qui vous donnera des hauts le cœur.
Ce que je retiens, de manière un peu extrême, c'est que nos poissons vivent dans la merde ! Pollutions accidentelles, pollutions volontaires, effets ravageurs des orages, mais aussi abandon de déchets de partout, des pneus, des poubelles, des déchets verts, des gravats, des tonnes et des tonnes de plastiques. Le Lez, MON Lez, VOTRE Lez est, soyez en conscient, dégueulasse ! 

Prise de conscience

Plusieurs fois par an l'AAPPMA organise des ramassages de déchets, et c'est assez impressionnant de réaliser tout ce qu'on peut trouver et tout ce qu'on peut sortir de l'eau en même pas trois heures de temps... Quand je vois ce qu'il reste à faire, je me dis (et je vous dis) qu'un peu plus de monde pour participer ne serait clairement pas du luxe. Mais même là, quand je sollicite à l'occasion l'aide des gens, que ce soit au bord de l'eau ou pas d'ailleurs, on me répond une fois sur deux « à chacun sa merde », qu'on « n'est pas là pour nettoyer la merde des autres »... Tout serait pourtant tellement différent si chacun daignait accorder ne serait-ce qu'une demi journée pour un peu de nettoyage, même si, c'est vrai, ça serait quand même bien cool que les pêcheurs évitent « d'oublier » certains de leurs déchets. Je pense notamment aux chutes de tresse ou de nylon, aux vieux leurres souples usagers pas forcément biodégradables, mais aussi et surtout à leur boites d'appâts.

Depuis 1 ans, je travaille chez Cabesto comme vendeur pêche, j'ai écoulé un nombre incalculable d'appâts conditionnés dans de telles petites boites en plastique, des boites dont je connais bien l'issue malheureusement : dans l'eau ou le long des berges dans 99% des cas. Personnellement j'ai beaucoup de mal avec cette façon de procéder donc j'ai pris l'initiative de placarder une petite note au magasin à l'intention des clients, histoire de leur montrer que déjà, on peut parfaitement réutiliser ces barquettes, voire les remplacer par des tupperwares ou de petits pots en verre, ce qui va en plus permettre parfois de les conserver deux fois plus longtemps ! Je pense que c'est important que les magasins de pêche s'impliquent eux aussi, d'autant que leur chiffre d'affaire dépend qu'on le veuille ou non de la qualité de la pêche aux environs, en terme de possibilités de captures, certes, mais aussi d'environnement de pêche. Qui aurait envie d'aller tendre sa ligne dans une déchetterie, franchement ?

Prise de conscience Prise de conscience

Les bénévoles de l'AAPPMA animent aussi régulièrement des « portes ouvertes », pour promouvoir la pêche, et je peux vous affirmer qu'il y a une très grand demande des jeunes ! On manque même de places à l'école de pêche, c'est dire ! C'est aussi pour ce genre de chose qu'il faudrait plus de bénévoles. Pour les encadrer et faire de la pédagogie. Beaucoup de monde râle car, lors des manifestations de pêche, salons ou autre, on peut voir des enfants pêcher des truites de bassine qui finissent la nuque brisée à peine sorties de l'eau, « à l'ancienne » comme ont dit. Parce que pour les gens qui organisent ce genre d'animation, ce sont encore ces règles « à l'ancienne » qui ont cours, celle d'un temps révolu où pêcher était forcément synonyme de « bouffer ». Dites vous bien que si ces animations absurdes continuent, c'est aussi parce que personne ne vient prendre la relève de ces « anciens ». Pour le coup, où sont donc tous ces pêcheurs pleins de bonnes intentions et de beaux idéaux ? Et s'il était plus que temps de laisser enfin de côté le monde virtuel pour mettre un peu plus les pieds sur terre et s'impliquer !
Rapprochez vous déjà par exemple des AAPPMA près de chez vous, et prenez contact avec le bureau de celle dont les idées correspondent le plus aux vôtres. Dans L'AAPPMA de Montpellier « Les Chevaliers de la Gaule » nous sommes près de 2000 membres, ce qui fait de nous une des plus grosse association de la ville (un gros plus pour discuter avec les élus par exemple). Nous ne sommes qu'une poignée (30) à être réellement actifs, mais imaginez tout ce qu'on pourrait faire s'il y avait par exemple 80 ou 100 membres actifs !
N'hésitez pas à venir au CA lorsque nous présentons puis votons les nouveaux projets. Aux dernières élections j'ai été déçu de voir très peu de jeunes alors que nos idées et nos actions leur sont particulièrement dédiées ! Vous pouvez participer simplement en prenant votre carte a Montpellier, cela permet d'obtenir un tout petit peu plus de budget (3,5 euros pour l'AAPPMA sur une carte à 95 euros), mais aussi un plus de poids.
Partagez en masse cet article, et si je vois que la mayonnaise prend, je contacterai qui de droit pour que soit organisée une conférence au prochain salon de Clermont-Ferrand. J'en profite pour dire que cet article na rien avoir avec le blog, c'est totalement personnel et en espérant qu'il fera réfléchir le plus de gens possible ! 

Faisons enfin l'effort de nous unir et travaillons, ensemble, pour l'avenir des milieux aquatiques et celui de notre passion.

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