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  • : Le blog de rockfishing-game
  • : Ce blog de pêche en mer a été créé par l'équipe des prostraff ecogear, de France et du monde. Régulièrement il y aura des comptes rendus sur les sorties pêche et sur les tests de matériels.
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 07:46

Historique de la pêche au leurre

Il y a 50 ans, la pêche des carnassiers de pratiquait principalement au posé. Les premières mentions d’appâts artificiels apparaissent dans la littérature en 1653, dans le livre intitule « Le parfait pêcheur à la ligne » de Izaac Walter. Il s’agit ici d’un leurre en tissu destiné à imiter un vairon afin de tromper la méfiance des truites.
Au XVIIIe siècle apparaît un leurre mondialement célèbre : le poisson d’étain. Cette imitation de poisson métallique est destinée à être dandinée.
C’est également à cette époque qu’apparaissent les premières cuillères, tout d’abords ondulantes puis tournantes. Les premières victimes de ces leurres métalliques sont les truites, bientôt suivies par les perches et les brochets.
L’apparition des premiers leurres en bois est rapportée en 1874 aux Etats Unis, où ils sont démocratisés par le fabriquant James Heddon, dont la marque est encore une référence aujourd’hui, notamment avec des modèles mythiques comme le fameux « super spook ».
En Europe, c’est Lauri Rapala qui va populariser la pêche au leurre avec l’arrivée des premiers poissons nageurs en Balsa en 1936.
Dans les années 40 c’est l’invention du leurre souple aux Etats Unis qui va peu à peu révolutionner la pêche au leurre, avec l’apparition des premiers twists sur le marché européen.

La démocratisation de la pêche au leurre va également de paire avec l’évolution des cannes et des moulinets. C’est en 1930 qu’apparaît le moulinet à tambour fixe, qui va permettre de faciliter la propulsion des leurres et de réduire la plombée, augmentant ainsi l’efficacité de pêche. Les cannes en fibre de verre font également leur apparition, remplaçant peu à peu les cannes en bambou refendu.
Les poissons visés sont majoritairement le brochet, la perche ou encore le sandre dont les populations explosent dans les années 70.
La mondialisation, ayant permis l’ouverture du marché de la pêche aux produits issus des Etats Unis ou du Japon voit arriver à la fin du XXIe siècle une spécialisation du matériel de pêche, qui suit l’évolution des nouvelles technologies.
Les cannes en carbone inondent le marché, supplantant les cannes en fibre de verre tant par leur légèreté que par leur sensibilité.
L’arrivée des tresses vient égalent ouvrir l’horizon des pêcheurs au leurre, jusqu’ici cantonnés au monofilament.
Toutes ces innovations technologiques vont peu à peu ouvrir de nouvelles perspectives aux pêcheurs au leurre. Il est désormais possible de pêcher plus fin, plus léger ce qui autorise à cibler de nouvelles espèces. Ainsi ces dernière année, après des dizaines d’années durant lesquelles le devant de la scène était occupé par le brochet et le sandre, les techniques modernes et notamment la mode du street fishing ont poussé les pêcheurs à s’orienter vers les pêches légères du chevesne et de la perche. Grâce aux nouvelles technologies il est désormais possible de pousser plus loin cette quête de légèreté,  ce qui nous amène au thème de cet article : la traque des cyprinidés au leurre !
Et oui, les cyprinidés, autrement appelés poissons blancs, font désormais partie des espèces susceptibles d’être pêchées au leurre. Leur recherche spécifique nécessite néanmoins d’adapter son matériel.
Vous me direz, quel intérêt pour un pêcheur au leurre de rechercher de telles espèces ? Et bien tout simplement cela permet de se diversifier, de découvrir de nouvelles espèces, une nouvelle approche de la rivière, et tout simplement d’augmenter le nombre de touches ! Et oui ça peut paraître simpliste comme raisonnement mais fatalement, en augmentant le nombre d’espèces potentiellement prenables on augmente la probabilité de prendre du poisson ! Bien sûr ici il n’est pas question de combat mémorable avec un brochet métré, encore que comme nous allons le voir plus loin dans cet article il est également possible de faire chauffer le frein du moulinet ! Dans la plupart des cas le plaisir recherché est d’avantage le plaisir de la touche, et le challenge de leurrer sans cesse de nouvelles espèces qui ne se prennent pas avec des leurres classiques.

Rotengle sur imitation de ver (Sansun)

Rotengle sur imitation de ver (Sansun)

Matériel

La recherche des cyprinidés au leurre nécessite un matériel adapté. En effet, les poissons ciblés sont souvent de petite taille, et donc pour prendre du plaisir au combat il vaut mieux éviter l’emploi d’une canne trop puissante.
De plus, ces espèces se nourrissent principalement de petites proies, ce qui nécessite d’employer des leurres de petite taille, donc de faible grammage.
Pour propulser ce type de leurre, on privilégiera une canne ultra légère, d’action de pointe dont la puissance est comprise entre 0,5 et 5g.
Un moulinet en taille 1000 est amplement suffisant, ici point besoin de réserve importante de fil ou de frein puissant.
Concernant le fil, pour pêcher dans des tout petits grammages en conservant une sensibilité acceptable en grattant le fond, je privilégie l’emploi d’une tresse fine qui a l’intérêt de ne présenter qu’une très faible élasticité, ce qui améliore la sensibilité et une très faible résistance à l’écoulement, ce qui permet de lancer plus loin et de mieux fendre d’eau, donc de pêcher plus léger qu’avec une tresse classique. L’emploi de très faibles grammages nécessite d’avoir une tresse avec une glisse excellente pour des lancers plus long et plus précis. Pour ça la Small Game PE de Sunline est juste parfaite !
Concernant le diamètre, un diamètre de 6 à 8 centièmes est suffisant. Pour la discrétion et pour éviter de casser au moindre frottement de la tresse sur un obstacle (et oui, dans ces diamètres là ça peut arriver assez vite !) j’ajoute une pointe de 2m de fluorocarbone entre 14 et 17 centièmes. Je n’ai pas constaté beaucoup de différence de prises entre les deux diamètres, y compris en été lorsque les eaux sont basses et claires. Le 17 centièmes a l’avantage de permettre d’être un peu plus tranquille en cas de rencontre avec un beau poisson. J’évite de descendre sous le 14 centièmes car dans ce cas en cas d’accrochage au fond la casse est quasi systématique.
Concernant les hameçons, comme on s’adresse ici à des poissons de petite taille, il faut adapter la taille des hameçons ! Suivant les espèces ciblées, on peut aller du numéro 6 au numéro 16, en dessous de 16 ça commence à devenir compliqué d’escher des leurres^^
Les grammages que j’utilise le plus souvent vont de 0,6 à 2,5g, exceptionnellement jusqu’à 3,5g si il y a du fond, du courant ou du vent.
Passons maintenant aux leurres !
Ici les imitations d’insecte seront particulièrement efficaces, de même que les imitations de vers, voir de micro alevins.

Parmi ceux que j’utilise le plus on peut citer :

Le Grass minnow et taille S et SS, particulièrement le coloris 117 (dos vert et ventre blanc), parfait pour imiter une larve aquatique

Le Grass Minnow S coloris 117 est une arme redoutable pour une foule d'espèces !
Le Grass Minnow S coloris 117 est une arme redoutable pour une foule d'espèces !

Le Grass Minnow S coloris 117 est une arme redoutable pour une foule d'espèces !

Le Mebaru shokukin minnow SS en coloris 228 (ventre transparent pailleté et dos gris) qui imitera à la perfection un petit alevin
Le Sansun en coloris 62 (orange) qui imite un ver


Je vais m’attarder un peu sur le Sansun, car bien que peu connu il a pour moi des qualités qui rendent ce leurre exceptionnel ! De par sa forme, ce leurre imite de manière fort réaliste un ver. L’intérêt majeur vient selon moi des dimensions du leurre. En effet, il est extrêmement difficile de trouver sur le marché des leurres souples adaptés à la pêche de tous petits poissons. Plus que la longueur, c’est bien souvent le diamètre du leurre qui pose problème, rendant son engamage impossible pour de nombreux poissons. Or concernant le Sansun, son diamètre de 3 mm seulement lui permet d’être gobé par tous les poissons que l’on est susceptible de rencontrer, de l’ablette jusqu’à la carpe ! Pour s’adapter aux différentes espèces rien de plus facile, il suffit d’adapter la longueur du leurre en le recoupant au besoin.

Carpe prise à vue au Sansun orange

Carpe prise à vue au Sansun orange

Action de pêche

L’action de pêche va dépendre des espèces ciblées.
En effet, en pêchant entre deux eaux on ciblera plutôt des espèces se nourrissant dans la colonne d’eau voir en surface, comme le chevesne, le gardon, le rotengle ou encore la perche soleil.
Selon l’humeur des poissons, l’animation devra être soit agressive, avec une plombée relativement importante permettant des animations rapides en dent de scie, redoutable notamment sur les perches soleil ! N’hésitez pas après plusieurs animations énergiques à faire une pause en laissant votre leurre retomber sur le fond, en contrôlant la descente. Très souvent les poissons viennent ramasser le leurre posé au fond, dans ce cas attention à bien garder la bannière tendue et être bien attentif car la touche est parfois imperceptible !

On peut également pêcher en grattent le fond. Ici l’action de pêche consiste à lancer le leurre, le laisser couler jusqu’au fond puis marquer une pause de quelques secondes. L’animation consiste en une série de tirées sèches pour décoller le leurre du fond, suivies de pauses sur le fond ou de tirée lentes sur le fond. Dans ce cas les espèces ciblées sont principalement les espèces benthiques comme la carpe, la brème ou le barbeau.

Cette pêche se pratique principalement à vue, c’est là l’un des intérêts majeurs de cette technique. En effet, chez les cyprinidés il est assez rare que la pêche se fasse sur une récupération rapide et que le poisson vienne tamponner le leurre de manière agressive. Donc les grosses cartouches sont plutôt rares, les touches sont la plupart du temps très discrète.
Dans ces conditions, la pêche à vue permet de piquer un nombre beaucoup plus important de poissons.
Une fois le poisson repéré, l’objectif est de réussir à lancer ni trop près pour ne pas l’effrayer, ni trop loin pour qu’il soit tout de même intéressé. Lorsqu’il y a un peu de courant et peu de fond, je lance généralement 1 mètre à 1,5 mètres en amont du poisson, de sorte que le leurre touche le fond environ 20 cm devant lui. Cette phase de descente du leurre est très importante car c’est généralement là qu’on éveille la curiosité du poisson. Ici une plombée légère permet d’avoir une descente bien lente et planante, top pour éviter d’effrayer le poisson repéré ! Une fois le leurre au fond de l’eau, surtout n’animez pas immédiatement ! Laissez au poisson le temps de réagir ! La plupart du temps le poisson est curieux et s’approche immédiatement. Si ce n’est pas le cas, une animation minimaliste sur le fond suffit généralement à éveiller sa curiosité. Pour les poissons comme la carpe la difficulté consiste à trouver le bon timing au ferrage, afin de ne pas lui enlever le leurre de la bouche mais ne pas non plus lui laisser le temps de recracher ! Un conseil, si vous ne voyez pas bien la position de votre leurre, fiez vous à l’attitude du poisson ! Ferrez lorsque vous voyez la dorsale de la carpe se dresser, signe qu’elle vient d’aspirer l’appât !

 Préparez vous, un tracteur comme celui-là ça déménage quand on le pique en cherchant les perches soleil ! Préparez vous, un tracteur comme celui-là ça déménage quand on le pique en cherchant les perches soleil !

Préparez vous, un tracteur comme celui-là ça déménage quand on le pique en cherchant les perches soleil !

Joli barbeau fait à vue

Joli barbeau fait à vue

Si vous désirez vous éclater au bord de l’eau sans prise de tête et avec un minimum de matos, cette technique est faite pour vous ! Une canne, une micro pochette de leurres, 3 têtes plombées et c’est partie ! Mais méfiez-vous, on se prend rapidement au jeu ! De plus même en pêchant avec des leurres miniature il est toujours possible de toucher de jolis poissons, dans ce cas attention au réglage de votre frein, sous peine de vous faire casser la ligne ou ouvrir l’hameçon !
 

juvénile de brochet piqué en cherchant les rotengles, remis à l'eau en vitesse !

juvénile de brochet piqué en cherchant les rotengles, remis à l'eau en vitesse !

Une petite mise en garde pour finir : En pêchant avec des micro leurres vous risquez de toucher des espèces inhabituelle, mais également des juvéniles d’espèces plus classiques, comme de très jeunes brochets, perches, etc. Dans ce cas inutile de faire durer les manipulations, décrochez les et remettez les à l’eau le plus rapidement possible afin qu’ils puissent continuer de grandir ! Ecrasez vos ardillons, vos prises vous en remercieront ;-)

hugo Elie
 

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Published by rockfishing-game
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