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  • : Le blog de rockfishing-game
  • : Ce blog de pêche en mer a été créé par l'équipe des prostraff ecogear, de France et du monde. Régulièrement il y aura des comptes rendus sur les sorties pêche et sur les tests de matériels.
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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 16:00
Nous sommes des gaulois pour l'instant incapables de se rassembler.

Nous sommes des gaulois pour l'instant incapables de se rassembler.

Cet article est là pour montrer que les choses changent sur Montpellier, mais aussi que vous pouvez vous aussi devenir acteur et ne plus subir une gestion halieutique qui ne vous représente pas. Cela peut paraître utopique de dire qu'il faut se rassembler et avancer main dans la main. mais quand on y réfléchit c'est probablement ce qui est le plus simple car le plus à notre portée de simple pêcheur.

Comme j'y suis impliqué, je vais parler en particulier de l'AAPPMA de Montpellier, mais il y en a évidemment d'autres en France qui se bougent tout autant. Laissez moi maintenant vous montrer ce qui se passe chez moi, et dîtes vous bien que ça peux aussi arriver chez vous. 

Il y a deux ans, je fêtais de façon ironique un anniversaire un peu particulier : celui de mes 10 ans de pêche sans avoir été contrôlé par un garde pêche ne serait-ce qu'une seule fois... J'ai même le souvenir d'une histoire au sujet de deux jeunes sur l'Hérault qui pêchaient carrément au harpon sur un spot où Philippe Carrière, que vous devez certainement tous connaître, faisait en parallèle de moins en moins de photos de poissons... Ne croyant aucunement aux coïncidences, j'ai appelé aussi sec un garde-pêche mais personne n'est jamais venu. Il faut dire aussi qu'il n'y a qu'un seul garde fédéral pour s'occuper de la totalité du département. Ce dernier a beau ne pas manquer de motivation, vous vous doutez bien qu'il peut difficilement être partout à la fois.

Suite à ce constat, et de colère, j'ai posté sur Facebook une photo de ma carte de pêche pour dénoncer le manque d'activisme de la fédération de l’Hérault ; suite a quoi le président de l'AAPPMA de Montpellier, Lauran Nison, m'a directement contacté pour me proposer de devenir garde bénévole, ce que je me suis empressé d'accepter.

Lauran Nison est un homme ultra motivé et impliqué sur Montpellier, une personnalité qui en plus ne compte pas ses heures. Il est suivi par une équipe d'une trentaine de bénévoles -dont je fais désormais partie- qui croient vraiment et qui tous s'impliquent dans son projet de protection des milieux aquatiques et de gestion patrimoniale des ressources piscicoles. Vous en doutez ? Allez donc faire un tour sur le site des « Chevaliers de la Gaule » pour vous en convaincre... 

 

Mon implication dans la garderie : un choix « logique ».

Pour ceux qui suivent mes blogs depuis le début, sachez que j'ai commencer par pêcher en eau douce, puis en mer par curiosité envers des technique de pêche nouvelles mais aussi parce que j'avais disons le clairement un gros ras le bol de la mentalité d'un bon nombre de pêcheurs prétendument VIP en eau douce... Mais c'est aussi et surtout le manque de bon sens en terme de gestion des milieux aquatiques de la part de la fédération qui m'a définitivement poussé à franchir le pas. Je pense que c'est un peu la conjonction de ces deux phénomènes qui a flingué la pêche en eau douce et la ressource, en tout cas chez nous. Des pêcheurs avec de moins en moins de scrupules en terme de pratiques, d'autres -de plus en plus même- qui ne peuvent s'empêcher de se montrer (sur les réseaux sociaux) afin de se faire mousser, tout ceci baignant dans une absence de gestion mais aussi et surtout de contrôle. Autant dire que tout n'a fait qu'aller de mal en pis... Tout le monde s'est mis à faire ce qu'il voulait, comme il voulait, là où il voulait, sans risque ni rien, et au final ce sont devinez quoi... les poissons et leur milieu qui ont trinqué, y compris dans le privé d'ailleurs... Comme quoi ça n'est pas QUE la faute des gestionnaires des secteurs publics, mais bel et bien celle à la base des pêcheurs !

Une petite anecdote à ce sujet : il y a quelques années, Europêche34 a partagé une vidéo de la prise d'un gros loup a la 3ème écluse sur le lez, une zone du domaine maritime où les règles de pêche en eau douce ne s'appliquent pas donc. Très rapidement les pêcheurs ont envahi la zone et les beaux poissons qui étaient plutôt courants ont quasiment tous disparus... Je pourrais aussi parler de certains pêcheurs professionnels qui ont à cet endroit là fait un véritable carnage et ce en toute

légalité (et oui ! Domaine maritime je le rappelle ! Il n'y a donc AUCUNE restriction en terme de volume de pêche et très peu en terme de techniques !). Leur technique était aussi simple qu'efficace : barrer la rivière avec un filet puis effrayer les poissons en faisant du bruit pour qu'ils aillent s'y prendre. Bim ! Carnage assuré ! 

Ceci dit, je pense qu'un jour on pourra à nouveau montrer sans risques sur nos photos nos coins de pêche, car les contrôles sont désormais de plus en plus nombreux en particulier sur ce genre de point chaud où fatalement le comportement des pêcheurs évolue à mesure que se profilent à l'horizon certaines modification de réglementation, comme passer par exemple cette zone du Lez en deuxième catégorie (et oui... à terme c'est ce qui pourrait très bien se passer!). La très grosse majorité des carnassiers est désormais aussi remise a l'eau sur des secteurs comme le Lez, en ville donc, où de moins en moins de pêcheurs sont motivés à manger leurs prises et où le No Kill est de plus en plus pratiqué. En clair, c'est quand même de moins en moins la fête à nœud noeud, même si j'ai toujours un peu l'impression que pour beaucoup le but ultime est de pouvoir se la raconter avec un sponsoring. Et que pour parvenir à cela, il reste encore bien trop de pêcheurs au bord de l'eau prêts à tout. 

Le gansta sponsoring.

Faisant partie de la génération « Predators », j'ai longtemps pratiqué le fameux « gansta-fishing », sur Bordeaux, Toulouse, ou encore Lyon. A cette époque, et pratiquée de cette manière, la pêche n'était pas bien compliquée, le plus dure étant juste de ne pas se faire choper. En grandissant j'ai toutefois très vite laissé tomber ce délire, car pour moi aller à la pêche c'est aussi et surtout se détendre, et ne pas stresser en passant son temps à surveiller par dessus mon épaule. Maintenant que je fais partie de l'AAPPMA de Montpellier et que je vois les choses je dirais de l'intérieur, je trouve en plus que ça n'a pas de sens. En effet, quand les rivières sont bien gérées, le gangsta qui se veux être je le rappelle une forme de protestation n'a plus aucune raison d'être (hormis faire chier le monde, mais bon) !

Autant les gansta fishers passent leur temps à se cacher, autant j'ai remarqué ils aiment paradoxalement de plus en plus se montrer. En photo sur facebook, mais aussi de plus en plus en vidéos. Ces dernières sont de plus en plus à la mode pour se la raconter (et essayer de séduire les marques, personne n'est vraiment dupe hein...), surtout les tutos pêche qui marchent très bien. Finie avec elles les prises de tête avec l'orthographe, la grammaire, et surtout je le vois bien : ça colle parfaitement en plus avec un public de plus en plus paresseux qui veux tout tout de suite sans se casser la tête. Plus par exemple un article sur un blog est long moins il est lu, peu importe si son contenu à de la valeur ou non. C'est bizarre pour un dyslexique de dire ça mais je n'ai jamais adhéré à cette démarche : je préfère lire ou écrire même si ça me demande beaucoup de temps et d'efforts.

Autre tendance que j'ai remarqué chez de plus en plus de prostaffs, les voyages à l'étranger. En clair, là où la pêche est tout bonnement plus facile -quelle qu'en soient les raisons : moins de pression de pêche, gestion différente, ressource plus abondante, milieux moins détruits, etc-. Amis prostaff, ne seriez vous pas plus fiers d'avoir les mêmes résultats sur les parcours publics français ? Là où certes la pêche est plus dure, mais aussi et surtout là où les milieux et la ressource ont le plus besoin de votre image, de votre notoriété, en clair, de votre implication ? C'est pareil pour les guides de pêche soit dit en passant, qui proposent de plus en plus de services en Espagne, Italie, Pays-Bas...

Chaque année il y a un grand rassemblement : le salon de la pêche à Clermont-Ferrand. C'est là que l'on retrouve la crème de la crème des prostaffs, les marques et tous les revendeurs de matériel de pêche. Bref : matos, élitisme, business, et bien trop à mon goût de sensibilisation sur ce qui se passe en France. Sur ce que notre pays nécessite comme implication de la part de chacun, mais aussi sur ce qui se passe de bien dans ce domaine, comme ces AAPPMA et ces bénévoles qui se bougent

pour que la pêche dans notre pays ne soit plus l'ombre d'elle même. Pourquoi ne pas mettre à contribution ce genre de grand-messe pour unir les idées des uns et des autres, faire des conférences, des ateliers de réflexions, mettre les gens en relation, etc. Dites vous bien qu'il n'y a que comme ça que les choses enfin évolueront, et pas en partant à l'étranger, en jouant à cache cache avec les gardes, en brandissant des logos de marque à qui mieux mieux, en publiant des vidéos sur youtube ou en ruinant les spots de pêche à grand coup de photos sur facebook.

Avec enfin une réelle implication de chacun à l'égard des milieux aquatique et de la ressource, chacun ne pourra à terme qu'y trouver son compte : les pêcheurs (VIP ou pas parce qu'au bout d'un moment, au bord de l'eau, on sera tous aussi cons le suns que les autres quand il n'y a plus rien à pêcher ou à espérer), les marques, les importateurs, les distributeurs, les médias, les professionnels du tourisme halieutique, tous !

C'est à nous pêcheurs d'être dynamiques et de créer un véritable rassemblement, en particulier lors de ce genre d’événement où pour une fois tout monde peut être face à face, sans écran interposé : Fédérations, AAPPMA, pêcheurs, marques, tous !!!

Et si je dis sans écran interposé ça n'est pas non plus pour rien. Internet et la pêche ne font vraiment pas bon ménage à mon sens. En désinhibant les gens, le web ne fait qu'accentuer les clivages : on critique, ou au contraire on se caresse dans le sens du poil pour se mettre bien avec les stars du moment, bref on entretient des communautarisme, certains parfois même tristement nauséabond où les « ptits jeunes » par exemple se font casser plus vite que leur ombre si par malheur ils ne tiennent pas bien leur fish, ou s'ils ont simplement péter de travers aux yeux de celui qui sur le moment aura le plus la côte ! Bref internet c'est bien pour déconner (et les conneries), mais pour faire avancer les choses, sérieusement je veux dire, il me semble qu'il faut mieux.

Prise de conscience

Mon expérience de garde.

la garderie aujourd'hui sur Montpellier est bénévole. Elle fait des tournées toutes les semaines même les jours férié. Avec la venue de nouveaux gardes cette année, l'AAPPMA a enregistré 2O% d'augmentation sur la vente de ses cartes de pêche.

C'est surtout de la pédagogie qui est faite de notre part, mais sachez que même sans forcément verbaliser, notre rôle est régulièrement ingrat. Quand nous contrôlons un pêcheur sans carte de pêche par exemple, le ton a tendance à facilement monter, avec systématiquement les mêmes arguments : « Et les roumains ! Vous ne faire rien ! Gna gna gna... » alors que, sachez le, les contrôles avec les roumains en question sont habituellement beaucoup plus courtois qu'avec par exemple les pêcheurs qui pratiquent le no-kill. Des pêcheurs dont beaucoup parce qu'ils partent du principe qu'ils relâchent le poisson peuvent pêcher par exemple les brochets sur les frayères en période de fermeture, ou le silure de nuit avec des anguilles (alors que c'est une espèce protégé en rivière). Pareil pour certains carpistes qui se font avoir hors secteur et qui refusent de comprendre que le no-kill n'excuse pas d'être hors la loi. Si vous saviez d'ailleurs, messieurs les carpistes, le nombre de carpe qui ont été sauvées par les gardes l'année derniere et qui le seront cette année encore ! Probable que vous nous verriez un peu moins comme les grands méchants de l'histoire.

 
Prise de conscience Prise de conscience

En clair, la leçon que je retiens c'est que pour la totalité des pêcheurs avec lesquels je discute lors d'un contrôle, tout est toujours de la faute de quelqu'un d'autre : pour le jeune qui pêche en no-kill, c'est la faute du viandard, pour le viandard c'est le roumain, pour le roumain c'est le braconnier, un braconnier qui lui carrément prend de haut parce que soit disant tu lui manques de respect à lui, mais aussi à la « tradition ». Au final rien n'avance à part que les cons, ben c'est toujours les autres.

Prise de conscience
Prise de conscience

Anecdote : en 2010 dans la Vasque à Latte, les sandre de 80cm étaient relativement courants. A cette époque le street fishing existait à peine, mais les premiers blogs en parlant commençaient à faire leur apparition,. Des photos de ce site et des sandres qu'il héberge ont fatalement donc été rendues visibles sur internet. Il s'agit d'un site privé, pêchable donc de nuit, et absolument pas surveillé. Autant dire qu'en le faisant connaître ça a très vite été le bordel ! Pêche au vif de nuit, nuisances auprès des riverains, bazar mis de jour comme de nuit sur les pontons, j'en passe et des meilleurs. La vasque justifiant quelque part la présence de nuit à proximité du Lez, l'absence de contrôle aura fait le reste sur cette portion de rivière... En clair, ce n'est pas la crue de 2015, ni les hérons ou les cormorans, qui ont massacré les gros sandres sur le lez mais bien le braconnage de nuit ! Suite à ces abus, un accord a été trouvé entre la mairie et l'AAPPMA locale, de façon à passer la zone en réserve temporaire (frayère pour le sandre et les black-bass). Le reste de l'année c'est un parcours No Kill. Les contrôles y sont désormais réguliers et je peux vous dire que ça allume ! 

Le but de l'AAPPMA de Montpellier est de pratiquer une gestion dite « patrimoniale ». Ne pas fonctionner par exemple sur du lâché de poisson : du pur clientélisme, soyons honnête, en plus d'être un cache misère pour les vrais problèmes sous-jacents : dégradation des milieux, prélèvement excessif, etc. C'est le président, Lauran Nison, qui m'a convaincu que ce n'est pas une solution sur le long terme, contrairement à la gestion patrimoniale qui visent non pas à compenser les poissons disparus, mais à pérenniser la présence de ceux qui sont déjà là. Les avantages sont multiples : cela va favoriser par exemple la reproduction en priorité des souches locales, c'est à dire celles qui sont les plus adaptées génétiquement à survivre face aux conditions particulières propre à chaque milieu naturel. Une souche locale et sauvage saura d'instinct comment faire face aux épisodes cévenols par exemple, ce qui ne sera pas le cas d'une souche introduite et a fortiori d'élevage qui n'a connu que des conditions de vie en bassine, et dont l'instinct sera forcément imprégné à cœur de ce seul mode d’existence. Refuser l'empoissonnement à tout va, c'est aussi quelque part ne pas contribuer à entretenir certains travers propre à l'élevage, comme la pêche industrielle en mer qui permet de fabriquer la nourriture à base de farines de poissons gras dont sont gavées les espèces d'élevage. Dernier point : quand on parle de gestion patrimoniale on ne parle pas que de poissons, mais aussi et surtout des milieux naturels où ceux-ci vivent parfois tant bien que mal. Une considération des choses là encore sur le long terme, dans la mesure où s'il est très facile de les détruire, c'est beaucoup plus délicat (et coûteux) croyez moi de les restaurer. Et pourtant, il serait grand temps de s'y mettre ! 

Un petit mot enfin au sujet de Fish Connexion, une société qui a choisi de s'impliquer il y a peu en finançant de l'empoissonnement. Coup marketing ? Green washing ? Réelle volonté de contribuer à un monde meilleur ? Je ne sais pas, et je me garderais bien de tout jugement à la va-vite, d'autant que c'est qu'on le veuille ou non la seule société qui a accepté de clairement mettre la main au porte feuille dans l'intérêt du monde piscicole. Ceci dit, il aurait été quand même mieux, je pense, d'imaginer une démarche plus moderne à l'image de ce que je décris plus haut, car qu'on le veuille ou non l'avenir, ben c'est ça... Pourquoi ne pas conditionner ces fameux financements par exemple à un cahier des charges précis en terme de gestion, avec de réels objectifs qui ne se limitent pas à juste compenser encore, encore, et encore les pertes : création de parcours de No-Kill, création de réserves temporaires pour le sandre, le black, restauration de frayères à brochets, à sandres, etc. Ce qui manque à l'associatif pour se lancer dans tout ça, c'est l'argent, certes, mais aussi l'impulsion qui va donner envie de... 

Bref...

Cette année j'ai plus passé de temps au bord de l'eau à faire le garde qu'avec une canne à pêche en main. C'est dire si le secteur ne manque pas de boulot ! Mais à tous ceux que l'expérience tenterait, je dis toutefois ceci : attendez vous à parfois passer des moment loin d'être évidents. Moralement autant que physiquement.

Je pense par exemple aux conséquences tristement prévisibles des orages d'été, après de longues périodes de sécheresse, et qui généralement s'accompagnent dans les rivières de pollutions monstrueuses. D'abord c'est le fretin -ablettes, petits gardons- qui déguste, et tandis que la surface devient rapidement blanche de petits cadavres par million, commence alors à se répandre dans l'air des relents d'égout de plus en plus fort et entêtant. Mais tout cela n'est rien comparé aux tonnes de poissons plus gros qui agonisent plus lentement en dessous, des sandres monstrueux, des brochets métrés, des silures et des carpes, qui tous viendront rejoindre le fretin en surface dès le lendemain. L'odeur sera alors insoutenable par endroit, tout comme la vue de ce spectacle désolant que l'on ne doit pas à la pluie, ni à la soudaineté des orages, mais au bétonnage galopant des abords de rivières et des zones humides, ainsi qu'à l'accumulation des kilomètres à la ronde de polluants de toute sorte, sur les routes, les trottoirs, mais aussi dans les jardins, les champs, etc. 

 

Prise de conscience

Souvent on lira alors sur internet et dans la presse "encore un drame, et ça ne changera pas". Effectivement. Ça ne changera pas parce que les rivières sont le réceptacle involontaire (et parfois même volontaire) de tous nos abus sur Terre. Et cette conséquence là on n'y pense jamais au moment ou l'on balance un mégot par terre, ou lorsque l'on traite les mauvaises herbes devant son garage. On y pense pas non plus lorsque l'on s’agglutine cul à cul en voiture au moment de partir en vacances, gavant l'asphalte autant que l’atmosphère de polluants. Mais croyez moi, lorsqu'en moins de 48h votre petit coin de pêche préféré se transforme en véritable charnier à ciel ouvert, tout ça, vous le prenez subitement en plein gueule. Si vous faites preuve d'un peu de lucidité, dites vous bien qu'à ce moment précis, il n'y a pas que l'odeur qui vous donnera des hauts le cœur.

Ce que je retiens aussi sans forcément parler d'être face à un tel extrême, c'est que nos poissons vivent dans la merde ! Pollutions accidentelles, pollutions volontaires, effets ravageurs des orages, mais aussi abandon de déchets de partout, des pneus, des poubelles, des déchets verts, des gravats, des tonnes et des tonnes de plastique. Le lez, Mon Lez, VOTRE Lez est, soyez en conscient, dégueulasse ! 

Prise de conscience

Plusieurs fois par an l'AAPPMA organise des ramassages de déchets, et c'est assez impressionnant de réaliser tout ce qu'on peut trouver et tout ce qu'on peut sortir de l'eau en même pas trois heures de temps... Quand je vois ce qu'il resterait à faire, je me dis (et je vous dis) qu'un peu plus de monde pour participer ne serait clairement pas du luxe. Mais même là, quand je sollicite à l'occasion l'aide pourquoi pas des gens que (que ce soit au bord de l'eau ou pas d'ailleurs), on me répond une fois sur deux « à chacun sa merde », qu'on « n'est pas là pour nettoyer la merde des autres »... Tout serait pourtant tellement différent si chacun daignait accorder ne serait-ce qu'une demi journée pour un peu de nettoyage, même si, c'est vrai, ça serait quand même bien cool que les pêcheurs évitent
« d'oublier » certains de leurs déchets. Je pense notamment aux chutes de tresse ou de nylon, aux vieux leurres souples usagers pas forcément biodégradables, mais aussi et surtout à leur boites d'appâts. 

Depuis 1 ans que je travaille chez Cabesto comme vendeur pêche, j'ai d'ailleurs écoulé un nombre incalculable d'appâts conditionnés dans de telles petites boites en plastique, des boites dont je connais bien l'issue malheureusement : dans l'eau ou le long des berges dans 99% des cas. Personnellement j'ai beaucoup de mal avec cette façon de procéder donc j'ai pris l'initiative de placarder une petite note au magasin à l'intention des clients, histoire de leur montrer que déjà, on peut parfaitement réutiliser ces barquettes, voire les remplacer par des tupperwares ou de petits pots en verre, ce qui va en plus permettre parfois de les conserver deux fois plus longtemps ! Je pense que c'est important que les magasins de pêche s'impliquent eux aussi, d'autant que leur chiffre d'affaire dépend qu'on le veuille ou non de la qualité de la pêche aux environs, en terme de possibilités de captures, certes, mais aussi d'environnement de pêche. Qui aurait envie d'aller tendre sa ligne dans une déchetterie, franchement ? 

Prise de conscience Prise de conscience

Les bénévoles de l'AAPPMA animent aussi régulièrement des « portes ouvertes », pour promouvoir la pêche, et je peux vous affirmer qu'il y a une très grand demande des jeunes enfants ! On manque même de places à l'école de pêche, c'est dire ! C'est aussi pour ce genre de chose qu'il faudrait plus de bénévoles. Pour les encadrer et faire de la pédagogie. Beaucoup de monde râle car souvent lors des manifestations de pêche, salons ou autre, on peut voir des enfants pêcher des truites de bassine qui finissent le nuque brisée à peine sorties de l'eau, « à l'ancienne » comme qui dirait. Parce que pour les gens qui pilotent ce genre d'animation, ce sont encore les règles « à l'ancienne » qui ont cours, celle d'un temps révolu où pêcher était forcément synonyme de « bouffer ». 

Dites vous bien que si ces choses continuent à se faire, c'est aussi parce que personne ne vient prendre la relève de ces « anciens ». Pour le coup, où sont donc tous ces pêcheurs pleins de bonnes intentions et de beaux idéaux, en tout cas sur le web ! Et s'il était plus que temps de laisser enfin de côté le monde virtuel pour mettre un peu plus les pieds sur Terre, et s'impliquer !

Rapprochez vous déjà par exemple des AAPPMA près de chez vous, et prenez contact avec le bureau de celle dont les idées correspondent le plus aux vôtres. Dans L'AAPPMA de Montpellier « les chevaliers de la gaule » nous somme 2000 sociétaires, ce qui fait de nous la plus grosse association de la ville (un gros plus pour discuter avec les élus par exemple). Nous ne sommes qu'une poignée (30) à être réellement actifs, mais imaginez tout ce qu'on pourrait faire s'il y avait par exemple 80 ou 100 membres actifs !

N'hésitez pas a venir au CA, lorsque nous présentons puis votons les nouveaux projets. Aux dernières élections j'ai été déçu de ne voir que très peu de jeunes alors que pourtant nos idées et nos actions leur sont particulièrement dédiées ! Vous pouvez sinon participer en prenant simplement votre carte a Montpellier, cela permet certes d'obtenir un peu plus de budget, mais aussi plus de poids, politiquement parlant je veux dire, par exemple vis à vis de la fédération.

Partagez en masse cet article, et si je vois que la mayonnaise prend, je contacterai qui de droit pour que soit organisée une conférence au prochain salon de Clermont-Ferrand. J'en profite pour dire que cet article na rien avoir avec le blog, c'est totalement personnel et en espérant qu'il fera réfléchir le plus de gens possible ! 

Faisons enfin l'effort de nous unir et travaillons, ensemble, pour l'avenir des milieux aquatiques et celui de notre passion.

Faisons enfin l'effort de nous unir et travaillons, ensemble, pour l'avenir des milieux aquatiques et celui de notre passion.

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 06:24
Ouverture brochet
Spoon tail shad 6 poucesSpoon tail shad 6 pouces

Spoon tail shad 6 pouces

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 06:19
Oval tenya by ECOGEAR !
Oval tenya by ECOGEAR !

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 12:07

ça commence bien avec une belle truite de 45 cm sur ma canne Nories UL 0,8/3,5 gr. Pour cette ouverture, les condition étaient optimales : pas de vent, un temps pluvieux, un fort débit... Que du bonheur pour cette reprise en eau douce que j'attendais depuis de nombreuses semaines ! Pour ce premier poisson, ce fut toutefois plutôt compliqué car la canne était clairement trop juste en terme de puissance. D'un autre côté, c'est ça aussi qui est rigolo : jongler par exemple entre un arbre mort et un courant très puissant où mieux vaut que le poisson ne s’engage pas, à moins de se sentir près à courir le long de la berge pour la suivre. Après plusieurs minutes en apnée elle c'est finalement gentiment laissé saisir par l'épuisette. Quel bonheur ! Une belle mama méditerranéenne qui a dû nous faire plein de petits cet hiver ! j'ai beau avoir raté un deuxième poisson au ferrage, je sui aux anges... Je ne risque pas de l'oublier ce poisson avec son comportement carnassier : après le combat, pendant que je la décrochais, je l'ai vu régurgiter un vairon. Un vairon qu'elle a directement été gober à peine relâchée, avant de disparaitre dans le lit de la rivière. Totalement surpris, je n'ai pas eu la présence d'esprit de relancer mon leurre vers elle ! Sait-on jamais ?...

Attraper avec un SX40F colorie 343

Attraper avec un SX40F colorie 343

J'utilise toujours le même leurre depuis 7 ans : le SX40F de Nories qui est un petit crank qui ne se lance pas très loin, mais qui a une très bonne tenue dans des courants importants.Grâce à ses petites billes il fait remonter à merveille les truites calées sur le fond et les rend particulièrement agressives je trouve. Ce qui a changé cette année pour moi, c'est surtout que j'ai osé le monofilament pour pêcher les demoiselles aux leurres. Finalement ça n'a que des avantages je trouve : au poisson nageur c'est bien plus discret, les poissons se posent bien moins de questions. C'est élastique contrairement à la tresse, donc beaucoup moins de décrochés sont à craindre... J'utilise le SIGLON V de chez SUNLINE, qui est d'ailleurs homologué par l'IGFA. Grâce a sa très bonne glisse, il va permettre de lancer loin, et il est particulièrement résistant à l'abrasion. Pour ceux qui aiment pêcher la truite plutôt au leurre souple, je conseille le TROUTIST AREA PE, toujours chez SUNLINE. C'est une tresse 8 brins caractérisée par sa très grande souplesse.

PN Ecogear et monofilament et tresse SunlinePN Ecogear et monofilament et tresse Sunline

PN Ecogear et monofilament et tresse Sunline

Ouverture de la truite 2017

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 17:05
Côtes et pêches

le tenya c'est dans le "côtes et pêches" de cette fin d'année!!!
photo tiré de l'article papier!
bonne lecture et bon visionnage!

Côtes et pêches

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Published by rockfishing-game - dans Tenya
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 17:13
l'iso ça continue!!!!!!

une session iso musclé
2 sar et un new personnal best de MILF!!!54 cm
crevette + amino san

l'iso ça continue!!!!!!

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Published by rockfishing-game - dans Iso Fishing
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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 07:32
Surfcasting par saison froideSurfcasting par saison froide
Surfcasting par saison froide

Les températures ne cessent de chuter, le rythme des coups de mer augmente, le vent cinglant ne se fait plus rare et la durée des journées a diminué à vue d’œil. Vous l'aurez compris, la saison hivernale arrive à grand pas. Les plaisanciers et baigneurs ont déserté les plages, laissant place aux adeptes du surfcasting. Cependant, les conditions climatiques découragent rapidement la plupart d’entre nous.
Voyons le bon côté des choses, ce n'est pas la place qui manque sur nos plages. Loin de tout dérangement, c'est bien souvent lorsque le beau temps n'est pas au rendez vous que les véritables sensations du surfcasting apparaissent. Outre la solitude et l'évasion, c'est face à la mer que le pêcheur parviendra à ressentir les bienfaits de ces sessions hivernales. Je vous l'accorde, il faut être sacrément passionné pour encaisser le froid et recevoir le crachin de la mer des heures durant. Mais cette notion de dépaysement est loin d'être la seule motivation du voyage. En effet, c'est au cœur de l'hiver que le pêcheur voit ses chances de croiser un loup augmenter. De plus, alors que personne ne se doute de rien, il arrive qu'une belle daurade royale vienne se mêler au festin et ne résiste pas à un couteau, bibi ou ver de chalut qui ne lui été pas destiné. Comme vous l'aurez compris, les daurades lors de cette saison, en plus d'être peu communes sur les plages, sont en général pas bien épaisses. Les réserves de graisse accumulées ont été brûlées durant la fraie. Contrairement au loup, qui lui est en pleine fraie, les spécimens ont bien souvent le ventre rempli d’œufs, ce qui permet d'atteindre rapidement des poids records. Inutile de vous dire que la conservation de ces poissons est plus que proscrite. Il serait dommage pour ne pas dire irrespectueux d'achever un loup qui n'est plus qu'à quelques semaines de donner la vie à une centaine de milliers d’œufs. Par la suite, et pour compléter les prises possibles, le sar sera fréquent sur les coups de mer, tout comme le loup. Il peut arriver que des bancs de marbrés rentrent en hiver, selon les plages, laissant place à des pêche estivales en plein mois de décembre, janvier et février du moment que le pêcheur possède sur lui quelques boîtes de vers de sables.

Pour ce qui est des appâts, je préconise d'utiliser des bouchées plus conséquentes comparé au reste de la saison. La nourriture étant difficilement perceptible sur les coups de mer, un appât odorant et changé régulièrement fera sans doute la différence. Couteau décortiqué, coque rouge, calamar/chipiron, seiche, ver de chalut, rimini, bibi... La liste est longue ! Des filets de poissons, crevettes et crabes peuvent compléter cette liste dans certaines occasions. Et n'oublions pas que pour cibler le loup, une canne calée avec un vif ne sera jamais de trop. Gobie, bogue, anguillon, mulet... le choix est vaste une fois de plus. Il ne reste plus qu'au pêcheur le devoir de faire le bon choix de l'appât certes, mais aussi du lieu, des conditions, du montages... Cela n'est pas évident. Le sujet sera de nouveau creusé prochainement, a bientôt !

Surfcasting par saison froide

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Published by rockfishing-game
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 11:16
    La pêche du calamar est devenue à la mode ces derniers temps. Cette pêche permet
de passer de bons moments au bord de l’eau, et reste tout de même technique, histoire de ne pas perdre la main lorsque les poissons sont au large. Découvrez comment vous amuser au bord de l’eau, même en plein hiver.
 

        
la pêche du calamar est passionnante par sa technicité. La plupart des pêcheurs qui ne connaissent pas cette pêche pensent qu’avec 2 turluttes, une orange et une rose, il est possible d’en attraper.Eh non, un céphalopode n’est pas aussi bête que l’on pourrait le croire. En réalité, beaucoup d’aspects entrent en jeu comme le temps, les températures, le jour, la nuit, l’eau claire, l’eau tintée, la lune et le  courant, etc. Ce sont autant de facteurs à prendre en compte pour éviter de passer à côté d’une très bonne pêche avec de nombreux calamars à faire.
les calamars :
 
La saison du calamar s’étale d’octobre à mai, mais pour toucher les gros, ce sera plutôt en hiver, durant les mois de décembre, janvier et février. Les calamars que l’on pêche du bord peuvent mesurer quelques centimètres et aller jusqu’au mètre. Ils ont une durée de vie très réduite, d’un à deux ans seulement comme tous les céphalopodes.
 

 
 La plupart du temps, ils vivent et chassent en groupe. Bien souvent, dans un banc, les individus sont de même taille car les plus gros mangent les plus petits. Ils peuvent changer de couleur suivant l’humeur. Ils sont blanc transparent dans l’eau et deviennent « rouges de colère ». quand ils sont stressés et énervés La plupart du temps, ils se déplacent au gré des courants en pleine eau mais il est possible de les pêcher près de la surface ou sur le fond où ils peuvent rester immobiles en attendant qu’une proie passe à portée de tentacules. Du bord, on les rencontre surtout dans les embouchures, les épis, les falaises, et dans les ports.
Les meilleurs moments pour les attraper sont le lever du jour et le coucher du soleil. Ils sont les plus actifs la nuit, mais il est également possible de les attraper en pleine journée.
 
 Les conditions de pêche
La pratique de cette pêche dépend énormément de la météo. Pour être certain
de faire une bonne sortie, il ne faut pas qu’il y ait eu un gros orage ou beaucoup de pluie car les calamars n’aiment pas les grandes quantités d’eau douce qui se déversent dans l’eau salée ; ils ont tendance alors à fuir vers le large. Le vent pose aussi de gros problèmes car il est très difficile de garder une bannière tendue et de pouvoir ressentir sa turlutte. La houle peut aussi nous donner des impressions d’attaques alors qu’il n’y a rien eu. Il y a trois types de touche : la première, en général, ce sont les petits calamars qui la produisent, et c’est la plus rapide. Quand ils lancent leurs deux tentacules, on a comme l’impression de prendre un coup de fusil. La deuxième, la plus impressionnante, se passe quand le calamar se saisit de la turlutte et qu’il recule, cela donne l’impression que l’on se fait voler la canne des mains. Et le troisième type de touche se déroule lorsque l’on a à faire à un gros calamar. Au début on ne ressent rien, puis le scion de la canne va se tordre et au moment de refaire une animation, on se fait bloquer net.
 
Les accessoires et la tenue de pêche.
Bien souvent, les gros spécimens s’attrapent l’hiver en Méditerranée. Il faudra une tenue chaude car ce n’est pas une pêche de prospection mais de patience. On doit attendre qu’un groupe de calmars passe et le temps peut devenir long, surtout quand il fait très froid. Quand on reste immobile, le corps se refroidit encore plus vite, il faut bien prendre ce paramètre en compte
Un point très important pour la pêche de jour est l’utilisation de bonnes lunettes polarisantes, et de nuit, bien entendu, d’une bonne lampe frontale.
 
Pêche du calamar du bord
Pour sortir les calmars de l’eau, on peut monter les petits directement sur la berge. Passés 50 cm, le salabre sera indispensable et je vous conseille un modèle bien large entre 50 et 60 cm de diamètre avec assez de profondeur et des mailles de petite taille. Les Pafex sont très bien avec leurs mailles caoutchoutées qui permettent d’éviter que le panier des turluttes ne s’accroche. Pour salabrer un calamar, c’est toujours délicat car il faut le positionner le salabre à l’arrière du calamar et attendre qu’il recule dedans tout en ramenant le salabre vers lui.
   
 
 Le matériel:
 
Il existe des cannes spécialement conçues pour les céphalopodes. Les blanks sont à la fois assez sensibles et résonnent pour ressentir les touches qui peuvent être très fines. Il faut qu’elle soit assez parabolique pour avoir de bonnes sensations de combat. La canne doit avoir une action nerveuse pour pouvoir lancer le plus loin possible et animer une turlutte avec des mouvements très violents comme la technique du bichi-bachi.
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Les cannes eging ont une autre particularité, celle d’avoir des anneaux low riders, collés au blank, ce qui permet d’empêcher que la tresse ne s’emmêle au bout du scion. Sur les cannes, on peut lire EGI 2,2.5, 3, 3.5, 4, 4.5. En fait c’est la taille des turluttes car les Japonais ne comptent pas en GR pour la pêche du calamar. Pour vous donner une idée, une turlutte 3.5 pèse de 18 à 20 gr. Il sera toujours possible de pêcher avec des cannes qui ne sont pas conçues pour cette pêche mais si on veut vraiment la pratiquer régulièrement, il est difficile de s’en priver. Il faudra adapter la taille des moulinets en fonction de la canne que vous allez utiliser, selon que vous êtes à la recherche de petits ou de gros calamars. Idem pour la tresse, il faudra regarder la taille des turluttes employées.

 
Pêche du calamar du bord
Côté tresse, les multicolores sont à privilégier, cela permet de savoir dans quelle zone on a les attaques. et surtout comme on pêche du bord il faut une tresse qui a une forte résitence à l'eau comme une 8 brin que qui freinera la déscente de la turllutte je vous conseil la PE-EGI MS
Pour les bas de ligne en fluorocarbone  , je vous conseille des gros diamètres car il n’est pas rare, que le bas de ligne frotte contre les rochers.
 
Venons-en aux leurres, ces fameuses turluttes qui sont l’élément le plus important de cette pêche. On peut prendre des calamars de toutes tailles mais il faut partir du principe qu’une grosse turlutte rapporte de gros calamars, et les plus petits calamars ne sont pas contre une grosse bouchée non plus. À l’inverse des poissons qui doivent engamer, et donc sont limités par la taille de leur bouche, le calamar a tout son temps : il peut garder sa proiedans ses tentacules et la découper en petits morceaux à l’aide de son bec. La taille moyenne d’une turlutte est 3,5, ce qui nous donne 13 cm de longueur avec le panier. Vous pouvez trouver des turluttes à tous les prix, dans tous les coloris, de plusieurs tailles, avec ou sans tissu, des phosphorescents ou des modèles UV, et des vitesses de descente différentes. Là encore, on ne compte pas en grammage comme on a l’habitude de le faire, mais plutôt en vitesse de descente. C’est là un des secrets de cette pêche, le but est de trouver dans quelle couche d’eau se trouvent les calamars durant leur chasse, et le tour est joué ! Le coloris est déterminant même si les calamars voient en noir et blanc. Cependant, il y a des coloris qui font nettement la différence suivant les conditions du moment. Pour pouvoir répondre à tous les cas de figure, il est souhaitable d’avoir un panel de dix turluttes de coloris différents. Deux coloris à posséder dans sa boîte à pêche sont le rose et l’orange qui marchent pratiquement tout le temps. Pour la pêche de jour, des coloris naturels avec des imitations de poissons ou de crevettes fonctionnent bien quand l’eau est très claire. Pour les eaux teintées, il faut des couleurs qui flashent. Les tons verts sont bons au coucher du soleil mais vous pouvez aussi essayer les coloris jaune, or, violet. Pour la nuit, allez du rouge au sombre, en passant par les phosphorescents ou les modèles qui répondent aux UV.
Pêche du calamar du bordPêche du calamar du bord
Il est possible d’augmenter l’efficacité des turluttes en rajoutant de l’attractant. Je vous conseille le spray EGIMAX pour la journée et le GLOWMAX pour la nuit. c’est un plus dont il ne faut pas se priver. Vous pouvez aussi ajouter des autocollants que l’on colle sur les turluttes qui permettent de gagner en attractivité visuelle.
 
 
Il y a aussi des « royal awabi sheet » qui augmentent la visibilité en produisant plus d’éclat. Cela fait le même effet que si on rajoute une palette sur un shad et sur certaines sorties, cela fait vraiment la différence. La nuit on pourra aussi compter sur les turluttes phosphorescentes et UV, la différence était que la turlutte UV ne se voit pas à l’oeil nu, elle réfléchit les ultraviolets. À l’inverse, la turlutte phosphorescente se voit et renvoie de la lumière.
Pêche du calamar du bord
Il est conseillé d’avoir deux lampes, une frontale pour y voir plus clair et une lampe UV qu’on utilisera pour charger les turluttes. Cela va permettre d’augmenter le temps de phosphorescence de la turlutte comparé à un chargement avec une lampe normale. Petite astuce, les flashs d’appareil photo sont aussi très efficaces pour les charger, mais attention à ne pas décharger votre batterie et ne plus pouvoir immortaliser la prise d’un beau spécimen ! On peut charger entièrement la turlutte, ou au plus près du panier, ainsi les tentacules se déploieront là où ça pique. Suivant les soirées, plus c’est flash plus ça marchera, alors que parfois il faut les charger très faiblement. Comme vous allez avoir besoin de tester plusieurs coloris et plusieurs turluttes différentes, il est conseillé de monter une agrafe sur le bas de ligne en fluorocarbone, cela vous permettra de changer plus rapidement et vous évitera de faire un noeud, qui petit à petit, raccourcit votre bas de ligne.
 

Actions de pêche:

Pêche du calamar du bord

Passons maintenant dans le vif du sujet, l’action de pêche et l’animation. Il existe plusieurs animations pour attraper des calamars et la première est le bichi-bachi qui consiste à donner de grands coups de canne à la suite, en général 3, puis de marquer une pause. C’est en général lors de cette pause que l’attaque se produit. Une autre animation toujours très agressive est celle du walking the dog qui consiste à ramener doucement, tout en faisant faire de petits écarts à sa turlute, c’est tout l’inverse du bichi-bachi qui lui fait faire de grands écarts. Il existe également la tirette, qui consiste à laisser descendre doucement et attendre que l’attaque se produise. Il faudra cependant prendre en compte le courant. S’il est faible ou absent, une turlutte type shallow sera parfaite, et au contraire si le courant est important, il faudra une turlutte plombée type deep, le but étant de faire descendre la turlutte le plus lentement possible et qu’elle atteigne le fond pour trouver dans quelle couche d’eau se trouvent les calamars. Bien entendu, employer une turlutte de type shallow lorsqu’il y a du courant ne vous permettra pas de descendre jusqu’au fond, et si les calamars s’y trouvent, vous passerez à côté de la pêche. La dernière technique d’animation est de pêcher le fond. Le principe est simple, il faut pêcher avec une turlutte type deep. Le mieux est d’utiliser une taille 4, et de trouver une zone de sable pour éviter d’accrocher ou se la faire attraper par un poulpe qui va se ventouser sur un rocher et qui gagnera son duel sans trop de soucis ! Il faut animer votre turlutte sur place et la coufaire avancer le plus lentement possible, c’est une technique parfaite pour éviter la bredouille quand rien ne va ! Après chaque animation, il est conseillé de regarder sa turlutte arriver au bord car les calamars arrivent souvent à les suivre. Vous les verrez bien en journée, et parfois juste un éclair blanc si vous pêchez la nuit. Si c’est le cas, relâchez tout en ouvrant le pickup et laissez descendre. Si tout s’est bien passé, le calamar se sera saisi de la turlutte, à vous de le maîtriser dans le combat. Une fois que l’on a une touche, il faut toujours rendre la main pour que le calamar ait bien le temps de s’enrouler autour de la turlutte, car le calamar a lancé ses deux tentacules dessus. Il les ramène ensuite vers ses tentacules plus petits qui vont servir à immobiliser la proie avant de se mettre à table. Il faut donc attendre quelques secondes, et c’est à ce momentlà que l’on peut faire un ferrage. Une petite astuce pour ne pas casser les tentacules d’un calamar lors du ferrage est de ferrer et de rester avec la canne vers le haut en tension. Le moulinet devra être bien réglé car on ne sait jamais sur quoi on va tomber, et un gros calamar peut vous prendre quelques mètres de fil sur le premier rush. Pendant le combat, il ne faut surtout pas relâcher la pression car sur les paniers, il n’y a pas d’ardillons, et dans un moment d’inattention, il peut facilement se décrocher. Une fois ramené au bord, il faut se dépêcher de relancer, car les calamars sont en banc de même taille et il faut en profiter, il n’est pas rare de faire des doublés, voir même des triplés.

 

 

Pêche du calamar du bord

Cette pêche nous permet de rester actifs l’hiver alors que les différentes espèces de poisson sont parties au large, et c’est l’occasion de pêcher entre amis pendant la saison creuse. Plus il y a de monde, plus c’est rigolo, et du coup on trouve plus facilement la pêche du jour. À partir du moment où vous avez compris que chaque jour est différent et qu’il faut trouver comment pêcher, vous aurez de bons résultats. Les stocks de calamars se portent très bien mais il faut rester sérieux et penser aux générations futures, alors pensez à faire un prélèvement raisonné. Et un dernier petit conseil, quand vous aurez attrapé votre premier calamar, faites attention au jet d’encre !

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Published by rockfishing-game - dans Cephalopodes
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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 07:02
Les lieus aussi aiment le TENYA

Les lieus aussi aiment le TENYA
On a crue à un beau pagrus sur le début
Crevette + ebishaki
Rod : K-one 3006 spécial tenya
Super braid 5, 0.8 pe : SUNLINE

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Published by rockfishing-game - dans Poissons de pleine eau
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 15:09
le power squid 7 pouces et le balt 6 pouces sont des leurres idéal pour attraper les beaux spécimen
le power squid 7 pouces et le balt 6 pouces sont des leurres idéal pour attraper les beaux spécimenle power squid 7 pouces et le balt 6 pouces sont des leurres idéal pour attraper les beaux spécimen

le power squid 7 pouces et le balt 6 pouces sont des leurres idéal pour attraper les beaux spécimen

Le Saint Pierre et un poisson mythique qui tient son nom de l'apôtre le plus proche de jésus, celui qui serait parvenu à en attraper un à la main. Une prouesse quasi divine car ce poisson évolue dans des profondeurs allant de 100 à 500m. Jadis abondant, ce poisson est devenu aujourd'hui très rare, au point que même à la ligne sa capture est devenue purement accidentelle. Il fait partie de la recette de la bouillabaisse.

Il mord souvent sur les shads destinés au bar, mais aussi sur les tenyas et les power squids destinés aux sparidés.

Son comportement de chasse ressemble a celui du chapon, mais au lieu d'être caché statique dans les roches, il nage lentement en attendant simplement qu'une proie finisse par passer à sa portée.

St Pierre

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Published by rockfishing-game - dans Poissons de roche
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